Deuxième éclosion de COVID-19 dans un camp de travail des sables bitumineux

CALGARY — Une deuxième éclosion de COVID-19 a éclaté au sein d’un camp de travailleurs dans une mine de sables bitumineux du nord de l’Alberta, mais les observateurs estiment que l’industrie gère le risque de manière appropriée.

Phil Skolnick, analyste au sein de la firme «Eight Capital», rassure ses clients investisseurs en citant l’exemple donné par l’Impériale, qui poursuit la production tout en prenant des mesures pour faire face à une éclosion qui a commencé le mois dernier dans sa mine de sables bitumineux de Kearl.

M. Skolnickl ajoute que tous les producteurs de sables bitumineux ralentissent la cadence de travail et réduisent les effectifs pour diminuer le risque de transmission. Ces décisions sanitaires permettent en plus de réduire la production à un moment où les prix du pétrole ont chuté à des creux historiques, parce que la demande a chuté pendant la pandémie.

La médecin-hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Henshaw, a signalé mercredi une nouvelle éclosion de cinq cas de COVID-19 dans le camp minier Horizon, exploité par Canadian Natural Resources. À la mine Kearl, de l’Impériale, on signale maintenant 107 cas.

La docteure Henshaw a bon espoir que la propagation pourra être contenue au site Horizon. Elle a parlé avec d’autres dirigeants de camps miniers dans la région plus tôt cette semaine et elle a constaté qu’ils étaient bien conscients des précautions à prendre avant et après la découverte d’un foyer d’éclosion.

Dans un courriel, la société Canadian Natural Resources soutient que quatre des cinq cas sont liés à l’employé d’un fournisseur de services d’entretien, et que l’autre cas est lié à un employé du fournisseur de services au camp. L’entreprise soutient qu’elle a mis en oeuvre des mesures strictes pour empêcher la transmission, y compris un contrôle des travailleurs et le port du masque sur les avions et les autocars de l’entreprise.

«Quand vous songez aux milliers de personnes qui entrent et sortent de ces camps régulièrement, le fait qu’à Kearl Lake, nous ayons maintenant 107 cas, qui s’étalent en plus sur environ six semaines en termes de nouveaux cas, et que beaucoup de ces cas se sont produits beaucoup plus tôt, (et là) nous avons eu récemment une petite grappe, mais encore une fois, je pense que cela témoigne du travail qui a été fait pour réduire la propagation», a estimé la docteure Henshaw.

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