Difficile d’octroyer plus de contrats fédéraux aux entreprises autochtones

OTTAWA — Les efforts d’Ottawa pour inciter davantage d’entreprises autochtones à soumissionner pour des contrats fédéraux sont ralentis par des problèmes liés à la façon dont les données sont recueillies.

Le gouvernement libéral avait promis d’octroyer à des entreprises gérées et dirigées par des Autochtones au moins 5 % des contrats fédéraux d’approvisionnement — sur quelque 18 milliards $ en biens et services qu’Ottawa achète chaque année. Cette cible était inscrite dans la lettre de mandat de la nouvelle ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Anita Anand.

Mais un document obtenu par La Presse canadienne grâce à la Loi sur l’accès à l’information informait en juin dernier les hauts fonctionnaires qui supervisent les efforts de réconciliation que certains problèmes avaient rendu difficiles l’inscription et le suivi des entreprises autochtones — un processus essentiel pour atteindre la cible de 5 %.

Ce document souligne que d’autres gains rapides semblent avoir fonctionné, y compris le travail de quatre ministères pour mettre à jour les considérations autochtones dans la formation des fonctionnaires sur l’approvisionnement, et le lancement d’un service de référence en ligne pour les gens d’affaires autochtones.

L’un des organismes qui cherchent à aider le gouvernement fédéral à atteindre son objectif affirme que le chiffre le plus récent pour l’approvisionnement autochtone ne dépasse pas 1 %.

Jean Paul Gladu, président sortant du Conseil canadien pour le commerce autochtone, affirme que l’atteinte de la cible de 5 % injecterait 5 milliards $ dans l’économie nationale par l’entremise d’entrepreneurs autochtones.

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