Direction du Parti conservateur: au moins sept candidats sur la ligne de départ

OTTAWA — C’est un contingent moins nombreux qu’en 2017 qui sera sur la ligne de départ pour tenter de devenir le prochain chef du Parti conservateur du Canada.

À la date limite pour soumettre sa candidature, à minuit, neuf candidats avaient soumis leurs 1000 premières signatures et les frais d’entrée de 25 000$ pour tenter de devenir candidats.

Sept aspirants candidats avaient été confirmés et le sort de deux d’entre eux (Richard Décarie et Rudy Husny) était encore incertain, vendredi matin.

La course qui s’amorce sera donc surtout composée d’aspirants chefs de l’Est canadien. On compte peu de visages connus et peu de candidats parfaitement bilingues. État des lieux.

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Peter MacKay

Ancien député de Nova-Centre en Nouvelle-Écosse (1997-2015).

Il a été le dernier chef du Parti progressiste-conservateur avant la fusion avec l’Alliance canadienne en 2003, puis a servi dans divers portefeuilles (Justice, Affaires étrangères, Défense nationale) du gouvernement de Stephen Harper. Son entrée dans la course à la direction a été marquée par quelques difficultés à s’exprimer clairement en français.

Erin O’Toole

Député de Durham en Ontario depuis 2012.

Ancien militaire et avocat, il a été élu en 2012 au sein du gouvernement conservateur. Il a remplacé Julian Fantino, dans la tourmente, comme ministre des Anciens Combattants à la fin de l’ère Harper. Lors de la dernière course à la direction du parti en 2017, M. O’Toole a terminé troisième – après Andrew Scheer et Maxime Bernier.

Marilyn Gladu

Députée de Sarnia-Lambton en Ontario depuis 2015.

Ingénieure de formation, elle a travaillé dans divers secteurs avant de se faire élire dans l’opposition. Elle prend depuis des cours de français et arrive à tenir une conversation. C’est la première fois qu’elle se présente comme candidate à la direction du Parti conservateur.

Derek Sloan

Député de Hastings–Lennox et Addington en Ontario depuis 2019.

Cette recrue conservatrice a causé la controverse le mois dernier en soutenant que la science n’avait pas clairement exclu la thèse voulant que l’homosexualité soit un choix. Sa candidature a reçu le feu vert de certains groupes antiavortement.

Leslyn Lewis

Cette avocate de Toronto a causé la surprise en étant l’une des premières candidates à obtenir les prérequis pour devenir candidate. Elle n’a jamais été députée, mais a été parachutée dans une circonscription torontoise pendant l’élection de 2015 après que le candidat choisi ait été surpris par une caméra cachée en train d’uriner dans une tasse d’un client.

La candidature de Mme Lewis est vue positivement par des groupes antiavortement.

Rick Peterson

Homme d’affaires basé à Edmonton, en Alberta, il représente la seule voix de l’Ouest canadien parmi les candidats. Il est bilingue. C’est la deuxième fois qu’il tente sa chance à la direction du parti. En 2017, il avait terminé 12e sur 14 candidats.

Richard Décarie

Ce Québécois s’était attiré les foudres d’autres candidats plus progressistes parce qu’il avait affirmé qu’être gai est un «choix». Il dit sans détour qu’il s’oppose à l’avortement et qu’il veut rétablir la définition «traditionnelle» du mariage. Il a servi comme chef de cabinet adjoint auprès de Stephen Harper quand il était dans l’opposition.

Rudy Husny

Militant conservateur de longue date au Québec, il a travaillé pour l’ex-ministre du Commerce international Ed Fast. Il a été un candidat conservateur défait dans Outremont à deux reprises, en 2011 et en 2015.

Jim Karahalios

Activiste de longue date en Ontario, il est mieux connu pour sa campagne contre la taxe carbone qui ciblait le Parti progressiste conservateur sous l’ancien chef Patrick Brown. Il est un avocat et un homme d’affaires.

Et un absent: après avoir bombé le torse dans les dernières semaines, l’homme d’affaires Vincent Guzzo ne sera finalement pas de la course. Il avait affirmé à La Presse canadienne avoir les prérequis pour se lancer, mais n’était pas certain que le parti était prêt à accueillir un candidat de l’extérieur.

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Pour être confirmés candidats, tous devront soumettre un total de 3000 signatures et un paiement de 300 000$ – dont 200 000$ non remboursables – au parti d’ici le 25 mars.

Le Parti conservateur organisera deux débats officiels dans les métropoles canadiennes: il y aura un débat en anglais à Toronto le 17 avril et un débat en français à Montréal le 23 avril.

Le nouveau chef conservateur sera choisi le 27 juin prochain, à Toronto.

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