Direction du PCC: Jean Charest songe «sérieusement» à se porter candidat

Photo : La Presse canadienne

QUÉBEC — L’ex-premier ministre libéral du Québec Jean Charest songe sérieusement à remplacer Andrew Scheer à la tête du Parti conservateur du Canada, selon ce qu’a appris La Presse canadienne mercredi.

L’information, d’abord divulguée par Radio-Canada en après-midi, a pu être confirmée par deux sources sûres en début de soirée.

M. Charest a entrepris une démarche «sérieuse», a indiqué une source, ce qui laisse croire que si tous les morceaux du casse-tête se mettent en place, il se portera candidat.

«On sait où on s’en va», dira un proche de l’ancien premier ministre, qui ne doute pas de la suite des événements.

Tout se passe très vite depuis la démission récente d’Andrew Scheer, alors que M. Charest, dit-on, est sollicité de toutes parts.

Dans son entourage, on ne cache pas qu’on chercherait à récréer la grande coalition pancanadienne que Brian Mulroney avait réussi à former en 1984, en remportant la plus importante majorité de l’histoire politique canadienne.

M. Charest, alors âgé de 26 ans, faisait partie de la vague conservatrice qui a déferlé sur le Canada cette année-là. Il a été ensuite ministre de la Jeunesse, puis ministre de l’Environnement.

Quand le Parti conservateur, alors dirigé par Kim Campbell, est défait en 1993, il prend la direction de ce parti qui n’a fait élire que deux députés. Il plonge ensuite dans la politique québécoise pour devenir chef du Parti libéral du Québec en 1998, puis premier ministre du Québec en 2003; il est réélu en 2007 et 2008.

Défait aux élections générales de 2012 par Pauline Marois, M. Charest est depuis retourné à la pratique du droit, dans les affaires internationales.