«Disparu» il y a 30 ans, il avait en fait perdu la mémoire à 150 km de chez lui

TORONTO – Un Ontarien disparu il y a 30 ans et qu’on croyait mort depuis tout ce temps a souffert en fait d’amnésie et vivait à 150 kilomètres de chez lui.

Edgar Latulip, aujourd’hui âgé de 50 ans, avait été porté disparu en 1986 à Waterloo.

En fait, il avait pris un autocar en direction de la région de Niagara, à 150 kilomètres de là, où il a perdu presque complètement la mémoire après avoir subi une blessure à la tête, dans des circonstances inconnues, a indiqué cette semaine l’agent Phil Gavin, de la Police régionale de Niagara.

M. Latulip a ensuite mené tranquillement sa vie pendant 30 ans dans sa nouvelle région de Niagara, mais certains souvenirs resurgis récemment l’ont poussé à douter de sa véritable identité, en janvier dernier. Après quelques clics sur Google, sa travailleuse sociale a découvert que M. Latulip faisait l’objet d’un avis de recherche depuis toutes ces années.

Sa véritable identité a été confirmée lundi dernier par un test d’ADN et la police l’aide maintenant à reprendre contact avec sa famille, a indiqué l’agent Gavin.

Au moment de sa disparition, M. Latulip vivait dans un foyer de groupe à Waterloo, rapportait à l’époque le quotidien «Waterloo Region Record». Il souffrait d’un retard du développement et présentait le niveau cognitif d’un enfant. M. Latulip avait déjà fait des tentatives de suicide et lors de sa disparition en 1986, sa famille a cru qu’il s’était rendu aux chutes Niagara pour mettre fin à ses jours.

Sa mère, Silvia Wilson, se réjouit maintenant de pouvoir enfin clore cette mystérieuse affaire, qui l’a toujours tourmentée. «Quand Edgar a disparu, je suis tombée malade. J’ai dû demander un congé de maladie. J’étais au bord de la dépression», a-t-elle raconté au «Waterloo Region Record».

Selon l’agent Gavin, M. Latulip est effectivement allé aux chutes Niagara en 1986, mais il s’est finalement rendu à St. Catharines, tout près. On ignore quand et comment il a subi cette blessure à la tête qui l’a rendu amnésique.