Divers chantiers vont être paralysés à Montréal en raison d’un débrayage

MONTRÉAL – Les membres du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) vont exprimer leur exaspération face à la tournure prise par les négociations entourant le renouvellement de leur contrat de travail en déclenchant une grève, un moyen de pression intervenant au terme de longs pourparlers et d’un processus de conciliation infructueux.

Il a été prévu que leur débrayage légal, dont la durée sera indéterminée, s’amorce dès mardi.

Pour justifier le recours à un tel moyen de pression, le SPSPEM a fait valoir, par voie de communiqué, que «l’administration [sic] (du maire Denis) Coderre a choisi d’ignorer les diverses solutions proposées par le syndicat pour en arriver à une entente raisonnable».

Toujours dans le même document, cette organisation a accusé la classe dirigeante de la métropole de s’entêter à réclamer «une diminution récurrente de la rémunération globale de ses scientifiques de neuf pour cent, en plus d’exiger des concessions représentant plus de 12 millions de dollars».

Le président du SPSPEM, André Émond, a soutenu que «la Ville affaiblit (ainsi) son expertise interne en matière de génie et abuse de la bonne foi» de ses quelque 440 membres.

Ces derniers n’ont plus de contrat de travail depuis le 31 décembre 2010.

Il s’agit d’ingénieurs, d’arpenteurs-géomètres, de chimistes et de médecins vétérinaires.

Évidemment, le Cabinet du maire et le comité exécutif de la Ville de Montréal ont réagi négativement à l’annonce de cette grève.

Ils ont souligné que les impacts du débrayage se feront rapidement sentir puisque, par exemple, certains chantiers devront être suspendus ou encore reportés.

Ils ont ensuite réitéré leur «volonté de parvenir à une entente négociée».

Enfin, ils ont précisé, par écrit, que les représentants patronaux s’abstiendront d’émettre des commentaires publics en lien avec ce dossier dans l’optique de «favoriser les échanges directs» avec la partie syndicale.