Dix-sept cas d’oreillons ont été répertoriés à Toronto, selon les autorités

TORONTO – Les autorités de santé publique de Toronto ont annoncé avoir confirmé 17 cas d’oreillons qui seraient liés à des bars du centre-ville.

Plus tôt cette semaine, le Bureau de santé publique de Toronto avait indiqué enquêter sur 14 cas de l’infection virale.

La porte-parole Lenore Bromley précise que les infections, confirmées par un laboratoire, touchent des gens âgés de 18 à 35 ans ayant fréquenté des bars de l’ouest de la ville. Elle croit que les bars pourraient avoir contribué à propager le virus et qu’il ne présentait qu’un faible risque pour le public.

La docteure Allison McGeer de l’hôpital Mount Sinai, à Toronto, exhorte les jeunes adultes de cette tranche d’âge à s’assurer d’avoir bien reçu deux doses du vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons ou de celui qui immunise également contre la varicelle.

Ces vaccins étaient initialement administrés à une seule reprise, précise la docteure McGeer, mais il s’avère que deux doses sont nécessaires à son efficacité à long terme — qui s’établit à environ 88 pour cent.

Le virus des oreillons se trouve dans la salive et les gouttelettes respiratoires, et se transmet par la toux et les éternuements ou en ayant un contact avec la salive d’une personne infectée, par exemple en partageant un verre ou des ustensiles ou encore en s’embrassant.

Les cas torontois surviennent au moment où les services de santé de l’Alberta mènent une enquête sur quatre cas potentiels d’oreillons dans la région d’Edmonton, de même qu’à Medecine Hat où sept joueurs et un entraîneur d’une équipe de hockey sont aussi atteints du virus.

Les autorités de santé publique ajoutent qu’un facteur majeur contribuant aux épidémies est le fait de se retrouver à proximité d’une personne infectée, par exemple en jouant dans la même équipe où l’on partage des gourdes d’eau ou en vivant dans un dortoir.

Les complications possibles des oreillons incluent l’encéphalite, la méningite, une enflure douloureuse des testicules ou des ovaires, la pancréatite et la perte auditive. Les femmes enceintes qui contractent les oreillons dans les trois premiers mois de leur grossesse courent le risque de faire une fausse couche.