Dominic LeBlanc rencontre les pêcheurs de homards du Nouveau-Brunswick

MONCTON, N.-B. — Le ministre fédéral des Pêches Dominic LeBlanc s’est présenté vendredi devant des pêcheurs du Nouveau-Brunswick pour défendre les mesures sévères imposées au secteur du homard, qui visent à protéger les baleines noires.

Les intervenants qui ont rencontré M. LeBlanc jugent que ces restrictions sont insensées et qu’elles auront un impact dévastateur sur leur commerce lucratif.

Carl Allen, de l’Union des pêcheurs des Maritimes, dit que ses membres s’inquiètent d’avoir des prises moins importantes si certains secteurs sont fermés en raison de la présence des baleines noires, une espèce en voie de disparition.

Son organisation avait réclamé une rencontre d’urgence avec le ministre en vue de l’ouverture de la saison des pêches, lundi.

Après la rencontre, M. LeBlanc a insisté pour dire que de telles restrictions étaient essentielles, puisque sans elles, les pêcheurs pourraient perdre un accès vital aux marchés américains.

Selon le ministre, le Canada et les États-Unis subissent des pressions internationales pour protéger ces mammifères marins. Dix-huit baleines noires sont mortes dans les eaux canadiennes et américaines l’an dernier, essentiellement après avoir été heurtées par des navires ou s’être empêtrées dans de l’équipement de pêche.

«Je n’ai pas à attendre que quelqu’un me dise: « Devinez quoi? Vous avez perdu l’accès aux marchés américains » pour prendre toutes les mesures possibles afin d’éviter que ce moment désastreux n’arrive», a-t-il soutenu.

«Je ne peux pas, en tant que ministre des Pêches, prendre des décisions qui ne tiennent pas en compte ce facteur.»

Interrogé sur l’origine de ces inquiétudes, le ministre a indiqué que des membres du Congrès américain avaient récemment écrit au secrétaire du Commerce, Wilbur Ross, pour lui dire que le Canada devrait appliquer dès maintenant des mesures de protection pour les mammifères marins.

Carl Allen, de l’Union des pêcheurs des Maritimes, n’était pas disponible pour une entrevue après la rencontre.

Les nouvelles mesures annoncées mardi par le ministère des Pêches incluent des restrictions sur la quantité de corde utilisée et une déclaration obligatoire des équipements perdus et des baleines aperçues.

L’organisation de M. Allen s’inquiète surtout des soi-disant «fermetures dynamiques», qui surviennent lorsque des baleines sont détectées dans un secteur, ce qui force les pêcheurs à cesser toute activité pendant un minimum de 15 jours.