Don d’un million pour combattre la sclérose latérale amyotrophique

MONTRÉAL — La Fondation Armand-Frappier a annoncé lundi la création de la Chaire Philanthropique Anna Sforza Djoukhadjian sur la maladie de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie aussi connue sous le nom de la maladie de Lou Gehrig ou de Charcot.

La création de cette chaire est rendue possible grâce à un don d’un million de dollars de la part de la Fondation Famille Manouk Djoukhadjian II.

Cette nouvelle chaire philanthropique de recherche sur la SLA, une première au Québec, sera dirigée par le professeur Kessen Patten, chercheur en génétique et maladies neurodégénératives au Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’Institut national de recherche scientifique (INRS). Le professeur Patten dirige depuis 2015 un programme de recherche sur la SLA, qui vise le développement d’approches thérapeutiques pour contrer cette maladie.

Il a expliqué dans un communiqué que ce don permettra de poursuivre les recherches «afin de découvrir des médicaments efficaces qui peuvent préserver ou sauver les neurones qui contrôlent les mouvements musculaires chez des patients atteints de la SLA».

Plus de 200 000 personnes vivent avec la SLA à travers le monde, dont 3000 au Canada. Chaque année, un millier de Canadiens apprendront qu’ils sont atteints de la SLA. Puisqu’il n’existe toujours aucun traitement ni remède, un décès survient, dans 80 pour cent des cas, dans les deux à cinq ans après avoir reçu le diagnostic.

Au Canada, la SLA est la maladie neurologique causant le plus de décès. Chaque année, plus de Canadiens décèdent de la SLA que de la dystrophie musculaire, la sclérose en plaques et la fibrose kystique réunies.