Donald Trump accorde un pardon au 2e jour de la convention républicaine

WASHINGTON — Donald Trump a profité de son pouvoir de pardon présidentiel pour en faire un fait saillant de la deuxième soirée de la convention du Parti républicain, mardi.

Le président a fait fi des accusations du Parti démocrate critiquant le fait qu’il utilise la Maison-Blanche comme rampe de lancement de sa réélection. Il a lancé la 2e soirée de la convention en utilisant son pouvoir présidentiel pour accorder un pardon à Jon Ponder, un braqueur de banque s’étant converti en défenseur de la réinsertion sociale et fondateur du groupe «Hope for Prisoners».

«Vous avez fait un travail incroyable, a déclaré M. Trump à l’intention de M. Ponder. Tout Las Vegas, tout le Nevada et partout ailleurs au pays, on est fier de vous et du travail que vous avez fait pour ramener les gens dans la société.»

Cette mise en scène a donné le coup d’envoi à une soirée qui s’annonçait remplie de ce que les démocrates qualifient de violations éthiques évidentes de la séparation entre le gouvernement et les activités purement politiques.

Plus tard, Donald Trump a participé à une cérémonie de citoyenneté présidée par le secrétaire par intérim à la sécurité intérieure, Chad Wolf.

Pompeo à Jérusalem

Dans la même voie, bien avant le début de la soirée, les démocrates s’en sont pris à la décision du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, de livrer un discours depuis Jérusalem dans le cadre de la convention républicaine.

Un adjoint du candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, qui a travaillé pour le département d’État, a qualifié le discours de M. Pompeo de «carrément honteux». Bill Russo estime qu’il s’agit d’une utilisation abusive de l’argent des contribuables.

Une autre adjointe de M. Biden, Kate Bedingfield, a qualifié M. Pompeo de valet du président Donald Trump. Elle soutient que le secrétaire d’État a déjà utilisé «de façon répétée et flagrante son bureau à des fins ouvertement partisanes».

Les secrétaires d’État se rendent régulièrement à l’étranger pour les affaires courantes de l’administration américaine, mais le discours de M. Pompeo à une convention du parti, en sol étranger, fait figure d’exception.

M. Russo se moque de l’explication de M. Pompeo selon laquelle il s’adressera à la convention du Parti républicain sur son temps personnel. M. Russo souligne que ce discours est prononcé dans le cadre d’un «voyage officiel» et que l’argent des contribuables «l’a amené là-bas» et «paie pour sa protection» et pour «le personnel sur le terrain» avec lui.

Le sénateur du New Jersey Cory Booker, membre de la commission des affaires étrangères du Sénat, affirme que la décision de M. Pompeo «viole sa propre politique». M. Booker a évoqué les «notes et instructions» de M. Pompeo envoyées récemment aux employés de son propre service.

Laisser un commentaire
Les plus populaires