Donald Trump continue de courtiser sa base électorale en Pennsylvanie

Donald Trump cherche à conserver l’État de Pennsylvanie dans sa besace électoral. Il a continué à y courtiser sa base électorale.

«Dans trois jours, c’est [la Pennsylvanie] qui sauvera le rêve américain», a-t-il lancé à une foule composée presque exclusivement d’électeurs blancs dans une petite ville de l’État. Il s’agissait de sa première de quatre escales en Pennsylvanie, un des États qui pourront déterminer le vainqueur du scrutin présidentiel.

Le président a aussi soulevé, sans fondement, ses inquiétudes devant une possible fraude électorale, parlant spécifiquement de Philadelphie où réside une forte population afro-américaine.

«Il faut être très très attentifs à ce qui se passe à Philadelphie, a déclaré M. Trump. Tout le monde doit observer.»

Le président sortant s’est emporté contre une récente décision de la Cour suprême permettant aux autorités électorales de l’État de compte les bulletins de vote reçu jusqu’à trois jours après 3 novembre, pourvu qu’ils aient été instampillés avant la date du scrutin. Il a prédit du «chahut et plein d’autres de mauvaises choses» pendant l’attente des résultats.

Pourtant, plusieurs études, dont une commandée par le camp Trump, n’ont pas permis de découvrir d’exemples significatifs de fraude électorale. Plusieurs groupes de défense de la démocratie craignent que ces appels du candidat républicain ne conduisent à une intimidation généralisée des électeurs dans les bureaux de vote.

Le camp Trump parie que leur favori remportera un deuxième mandat s’il parvient à augmenter le taux de participation parmi ses plus fervents partisans — les Blanc non diplômés et ceux vivant dans à la campagne — tout en limitant l’avantage que détient son adversaire Joe Biden auprès des Afro-Américains et des Latinos.

Plusieurs démocrates des États où la course s’annonce serrée craignent que cette catégorie d’électeurs ne soit pas aussi enthousiaste envers M. Biden.

M. Trump mène un marathon dans les États qui lui avaient permis d’aller à la Maison-Blanche en 2016. Il compte y tenir près d’une dizaine de rassemblements au cours des 48 heures précédant le jour du scrutin.

Laisser un commentaire