Drame à Wendake: l’avocat de la famille ne ferme pas la porte à une poursuite

L’avocat de la famille des deux jeunes victimes du drame à Wendake ne ferme pas la porte à intenter une poursuite contre la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). 

«Ce n’est pas exclu, mais c’est beaucoup trop tôt», a répondu Me Marc Bellemare.

Me Bellemare était en conférence de presse dimanche avec Émilie Arsenault, la mère d’Olivier, âgé de 5 ans et d’Alex, âgé de 2 ans, qui ont été retrouvés morts dans la nuit du 10 au 11 octobre dans la communauté autochtone de la région de Québec. Ils étaient accompagnés du grand-père des deux enfants, Jean-Guy Arsenault.

Mme Arsenault, très émue, s’est adressée aux médias pour la première fois pour parler de toute sa peine, mais aussi de toute la colère qu’elle ressent envers le système de protection de la jeunesse. 

«Pourquoi on ne m’a pas entendue? Pourquoi tous les signalements pour mes amours n’ont pas été reconnus malgré tout notre bon vouloir», a-t-elle demandé alors que les larmes roulaient sur ses joues.

«Pourquoi la travailleuse sociale de l’hôpital et l’enquêteur qui étaient censés nous aider n’ont pas été pris au sérieux quand ils ont signalé eux aussi?»

Le père des victimes, Michaël Chicoine, a été accusé de deux chefs de meurtre au second degré. L’homme de 30 ans doit retourner devant le tribunal le 12 janvier.

À la lumière de ces informations, Me Bellemare a dit qu’il était encore trop tôt pour parler de poursuite. Il a rappelé qu’ils disposaient de trois ans pour déposer une poursuite civile.

Il a indiqué qu’il attendra notamment les résultats des enquêtes qui sont en cours sur le drame, ainsi que le procès. 

La Sûreté du Québec, le Bureau du coroner, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse enquêtent sur les meurtres des bambins. Une enquête a aussi été ouverte pour déterminer ce qui s’est passé à la DPJ de la Capitale-Nationale.

Le grand-père des victimes, a interpellé le premier ministre François Legault pour qu’il effectue un «vrai ménage» dans le système.

«En ce qui concerne les enquêtes, tout ça ne donne absolument rien. Ça restera encore une fois sur les tablettes et rien ne changera comme d’habitude», a déploré M. Arsenault.

«Au lieu d’investir dans un système pourri, il faudrait faire de gros changements. Vous allez sauver beaucoup d’argent et beaucoup de vies.»

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