Dre Theresa Tam est préoccupée par une éclosion dans le nord de la Saskatchewan

REGINA — L’administratrice en chef de la santé publique du Canada dit être préoccupée par l’éclosion de COVID-19 dans le nord de la Saskatchewan.

La Dre Theresa Tam a mentionné que non seulement la région est éloignée, mais qu’elle est composée de plusieurs communautés autochtones.

«Les gens prennent la situation très au sérieux parce que ce sont des endroits plus vulnérables», a-t-elle évoqué mercredi lors de sa conférence de presse quotidienne à Ottawa.

Les dirigeants de la santé publique de la Saskatchewan ont relevé une hausse marquée des diagnostics positifs au nouveau coronavirus, le mois dernier, au sein de la Nation dénée, près de La Loche, à 600 km au nord-ouest de Saskatoon.

On suggère que les nombreux déplacements entre la communauté et un camp de travail d’exploitation des sables bitumineux situé dans le nord de l’Alberta.

L’éclosion s’est répandue au sein de la communauté, en faisant le secteur le plus «chaud» de la province et entraînant des mesures de confinement strictes ainsi que l’interdiction des voyages non-essentiels.

Deux aînés qui habitaient dans un centre de soins de longue durée situé à La Loche sont décédés des complications associées à la COVID-19.

La Nation dénée de Clearwater et la Première nation d’English River ont aussi rapporté des cas.

Cette éclosion a fait grimper en flèche les statistiques en Saskatchewan au cours des derniers jours, propulsant le nombre de diagnostics positifs au-delà des 500 cas.

Des 25 nouveaux cas déclarés mercredi, 22 proviennent de La Loche.

La Dre Tam a souligné que du personnel supplémentaire a été déployé dans la région afin de retracer l’origine de l’éclosion du SRAS-CoV-2. Des opérations de porte-à-porte et une augmentation du nombre de tests de dépistage sont prévus.

L’Agence de la santé publique du Canada a aussi offert son soutien, a-t-elle précisé.

La Direction de la santé publique de la Saskatchewan a également rapporté un deuxième cas dans un hôpital situé dans le nord de la province, mercredi. Un membre du personnel de l’hôpital Meadow Lake a reçu un diagnostic positif, et celui-ci serait attribuable à une contamination communautaire.

Un peu plus tôt, la Direction de la santé publique de la province avait rapporté le cas d’un patient originaire de La Loche qui avait été traité à l’hôpital Victoria de Prince Albert.

Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, qualifie aussi la situation dans le nord de la Saskatchewan de préoccupante.

Il a rappelé que les communautés des Premières Nations sont plus vulnérables en raison de la surpopulation endroits et de l’absence d’hôpitaux dans le Grand Nord.

Le premier ministre Scott Moe a mentionné que les tests de dépistage et les efforts pour retracer la source de cette éclosion ont été augmentés, et en conséquence il s’attend à une hausse soutenue des cas dans le secteur.

Il y a deux semaines, M. Moe a annoncé que la Saskatchewan avait «aplati la courbe» et qu’elle rouvrirait certains services et entreprises.

La Loche n’a toutefois pas reçu le feu vert pour assouplir ses mesures de prévention dans le cadre de la première étape du plan de déconfinement de la province, lundi. Le premier ministre affirme demeurer optimiste face au processus de déconfinement dans le reste de la province.

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