Droit à l’avortement: Andrew Scheer refuse de dévoiler sa position personnelle

MONTRÉAL — À l’issue du premier débat des chefs en français, le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a choisi de maintenir un flou sur sa position personnelle en matière de droit à l’avortement.

Questionné à ce sujet en point de presse, M. Scheer a quelque peu dérogé à la phrase qu’il répète inlassablement pour assurer qu’il ne rouvrira pas ce débat.

«Comme la grande majorité de Québécois et Québécoises, je suis catholique, mais c’est important de reconnaître le fait qu’au Canada, c’est essentiel pour un premier ministre — c’est une politique de notre parti — de ne pas rouvrir ce débat», a-t-il avancé.

«Rien n’a changé pour l’accès pendant l’ancien gouvernement conservateur, rien n’a changé pendant les quatre années de Justin Trudeau et rien ne va changer sur l’accès sous un autre gouvernement conservateur après le 21 octobre», a-t-il ajouté en revenant rapidement à son mantra.

«Notre société est une société laïque. Un premier ministre doit gouverner pour tous les Canadiens et Canadiennes. C’est un enjeu qui a aucun consensus au Canada. Et notre parti a une politique de proposer les choses qui créent l’unité dans notre parti et qui créent l’unité pour les Canadiens et Canadiennes», a-t-il élaboré, sous l’insistance des journalistes.

Pas de veto pour les Autochtones

Après avoir affirmé durant le débat que la réconciliation avec les Premières Nations passe notamment par les grands projets énergétiques dans lesquels des Nations autochtones voudraient s’impliquer, M. Scheer a précisé que celles-ci ne devraient pas pour autant avoir le dernier mot.

«On doit reconnaître le fait que la source des emplois pour les communautés autochtones dans les régions rurales et éloignées, c’est le secteur minier, c’est le secteur énergétique, c’est le secteur forestier», a-t-il à nouveau fait valoir.

Face aux peuples opposés à des projets dans ces secteurs, M. Scheer a proposé la mise en place d’un processus pour les assurer que «leurs besoins et inquiétudes sont adressés dans une manière dynamique».

«Pas seulement un gouvernement qui a une »checklist », qui entend mais ne fait rien», a-t-il souligné, en disant toutefois vouloir trouver un équilibre entre ces consultations et l’impératif de croissance économique.

«On ne peut pas donner un veto à une communauté, une Première Nation ou une autre», a-t-il avancé.

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