Christian Dubé va créer une cellule de crise pour les urgences qui débordent

QUÉBEC — Les urgences d’hôpitaux débordent comme jamais, notamment de quantité d’enfants frappés par des virus respiratoires, une situation alarmante au point où le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé sa décision de créer une cellule de crise chargée de proposer au gouvernement des solutions à très court terme.

Plusieurs hôpitaux reçoivent actuellement un nombre de patients à l’urgence qui dépasse largement leur capacité d’accueil. Las d’attendre pendant des heures et des heures, nombreux sont les patients, dont des parents d’enfants malades, qui quittent l’hôpital sans même avoir vu de médecin, une situation qualifiée d’«inacceptable» par le ministre Dubé. 

«C’est pas acceptable que quelqu’un qui a un enfant qui attend 16 à 18 heures dans une urgence» et qui s’en retourne bredouille à la maison, a-t-il commenté, mercredi, en point de presse. 

Le ministre Dubé a donc demandé à sa sous-ministre, Dominique Savoie, de mettre sur pied une cellule de crise à laquelle seront intégrés, notamment, les présidents des CIUSSS de Montréal. En parallèle, il a demandé au directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, de lui proposer dans les prochains jours un plan d’action comportant un ensemble de mesures à mettre en place pour résorber la crise et diminuer le surplus d’achalandage attendu dans les salles d’urgence dans les prochains mois.

Questionné à savoir s’il songeait à imposer le masque ou à d’autres mesures sanitaires à implanter pour diminuer la pression sur les salles d’urgence, le ministre Dubé a répondu: «J’exclus rien», a-t-il dit, flanqué du ministre des Services sociaux, Lionel Carmant, et de la ministre déléguée aux Aînés, Sonia Bélanger. 

«Ça va être difficile» dans le réseau de la santé dans les prochains mois, a-t-il reconnu, se disant à la recherche des meilleures pratiques à implanter dans le réseau pour dégager la première ligne, particulièrement dans un contexte de manque criant de personnel, dont des infirmières.

Le problème est particulièrement aigu dans la grande région de Montréal. Depuis des semaines, les salles d’urgences d’hôpitaux, dont l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal, débordent d’enfants aux prises avec des virus respiratoires. À Sainte-Justine, la crise atteint des sommets sans précédent.

Et le phénomène n’ira pas «en s’amenuisant» dans les prochains mois, a prévenu le ministre Dubé, car durant la période des Fêtes la présence de virus respiratoires, avec la multiplication des cas d’influenza, est toujours plus importante.

À ce temps-ci de l’année, «tout ça s’accentue. Il y a toujours une pression encore plus forte sur le système de santé en automne et en hiver. Et cette année, c’est arrivé avant le temps», a constaté la ministre Bélanger. 

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