Ebola au Congo: la femme et la fille de la deuxième victime ont été contaminées

KINSHASA, République démocratique du Congo — La femme et la petite fille de l’homme qui a succombé au virus Ebola cette semaine à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont aussi été infectées, ont confirmé des responsables de la santé, jeudi.

Il s’agit du premier cas confirmé de transmission du virus dans cette grande ville de deux millions d’habitants située tout près de la frontière avec le Rwanda.

Le travail laborieux de recherche, de suivi et de vaccination des personnes ayant été en contact avec l’homme — et des autres personnes ayant été en contact avec celles-ci — a commencé.

L’homme, qui est la deuxième personne à succomber au virus à Goma, est mort mercredi après avoir passé plusieurs jours à la maison avec plusieurs membres de sa famille alors qu’il présentait des symptômes.

Le bureau du président congolais a déclaré que toute la famille avait été exposée à un «risque élevé» et placée en quarantaine.

«Nous assistons à la première chaîne de transmission active à Goma et nous nous attendons à ce qu’il y ait d’autres cas», a déclaré Andre Heller, directeur de la riposte au virus Ebola au sein de l’International Rescue Committee, une organisation humanitaire américaine.

Cette épidémie d’Ebola, la deuxième plus grave de l’histoire, a déjà tué plus de 1800 personnes, dont près du tiers sont des enfants.

Le Rwanda a brièvement fermé sa frontière avec le Congo jeudi, suscitant les protestations de la présidence congolaise et des populations frontalières.

La frontière a été rouverte quelques heures plus tard. Le ministère rwandais de la Santé a déclaré qu’il s’agissait d’un simple «ralentissement de la circulation», alors que les mesures de surveillance du virus Ebola étaient renforcées.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé de ne pas imposer de restrictions de déplacement en raison de l’épidémie, mais souligne tout de même que le risque de propagation régionale est «très élevé».

Toute fermeture de la frontière risquerait d’inciter les gens à contourner les postes frontaliers officiels, ce qui nuirait aux efforts visant à repérer les personnes infectées.

L’épidémie d’Ebola dans l’est du Congo est désormais considérée comme une urgence sanitaire mondiale par l’OMS.