Le bilan de l’épidémie d’Ebola dépasse les 1000 morts dans l’est du Congo

GENÈVE, Suisse — La plus récente épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a fait plus de 1000 morts depuis le mois d’août, a annoncé vendredi le ministère congolais de la Santé.

L’épidémie dans l’est du Congo est la deuxième plus meurtrière de l’histoire, et les efforts pour la contenir ont été compliqués par l’instabilité dans la région et la profonde méfiance de la population envers les travailleurs humanitaires qui tentent de freiner la propagation du virus.

Les centres de traitement du virus Ebola ont fait l’objet d’attaques répétées. Un épidémiologiste camerounais travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été tué le mois dernier lors d’une attaque contre un hôpital de Butembo, à l’épicentre de l’épidémie.

La sécurité est devenue un problème majeur, a déclaré Mike Ryan, chef des urgences de l’OMS, à des journalistes à Genève, soulignant que 119 attaques distinctes avaient été enregistrées depuis le mois de janvier. Des dizaines de groupes rebelles sévissent dans la région et le rejet des travailleurs de la santé par la communauté est en partie motivé par des rivalités politiques, a-t-il indiqué.

L’épidémie de 2014-2016 en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, en Afrique de l’Ouest, avait attiré l’attention du monde entier, puisqu’elle a tué plus de 11 000 personnes.

L’OMS souligne que l’actuelle flambée d’Ebola est contenue géographiquement, même si le nombre de cas augmente dans une population dense et extrêmement mobile près de la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda.

Plus de 109 000 personnes ont reçu un vaccin expérimental mais efficace contre le virus Ebola.

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