Éclosion à Campbellton: pas d’accusation contre le médecin montré du doigt

FREDERICTON — L’avocat du médecin qui avait été blâmé pour une éclosion de COVID-19 dans le nord du Nouveau-Brunswick en mai soutient que son client a été blanchi de tout acte criminel et il exige des excuses du premier ministre Blaine Higgs.

Joël Étienne, avocat du docteur Jean Robert Ngola, soutient mercredi dans un communiqué que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a décidé de ne porter aucune accusation criminelle contre le médecin.

M. Ngola a déclaré à l’époque qu’il avait quitté Campbellton, dans la péninsule acadienne, pour aller chercher sa fille de quatre ans au Québec, parce que la mère de la fillette devait assister à des funérailles en Afrique. Le médecin a admis qu’à son retour de ce voyage d’une nuit, il n’avait pas observé un isolement volontaire de 14 jours. Il soutient toutefois que cette décision était conforme aux pratiques de ses collègues et supérieurs.

Le médecin croit par ailleurs qu’il a pu contracter le virus d’un patient ou d’un autre professionnel de la santé au Nouveau-Brunswick et non lors de sa visite éclair au Québec.

Me Étienne affirme que M. Ngola n’est pas à l’origine de l’éclosion dans la région de Campbellton. Il demande au premier ministre Higgs de s’excuser pour avoir mis sur le compte d’un travailleur de la santé — qualifié d’«irresponsable» — cette éclosion et pour avoir révélé que le dossier avait été confié à la GRC.

M. Higgs rétorque qu’il n’a jamais identifié ce travailleur de la santé et il refuse de s’excuser.

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