EDC connaît des problèmes de gestion du risque, dit le vérificateur général

OTTAWA — Exportation et développement Canada connaît d’importantes faiblesses dans la gestion du risque parce qu’elle n’a pas fait évoluer ses méthodes au même rythme que son secteur d’activité, a indiqué lundi le Bureau du vérificateur général.

Le vérificateur général avait déjà exprimé, il y a une dizaine d’années, certaines inquiétudes au sujet de la société de la Couronne. Exportation et développement Canada (EDC) est une agence de crédit à l’exportation dont le mandat est de venir en aide aux sociétés qui concluent des contrats d’affaires sur le marché international.

Malgré ce que le Bureau du vérificateur général avait recommandé dans un examen spécial conclu en 2009, EDC n’a toujours pas mis en place un cadre de gestion des risques opérationnels.

Un problème a en outre été observé en ce qui a trait au processus de nomination des membres du conseil d’administration d’EDC. Le rapport précise en effet que huit des 12 membres du conseil continuaient d’exercer leurs fonctions à la fin de 2017 même si leur mandat était échu.

Le processus de nomination est géré par le gouvernement fédéral et l’agence a indiqué qu’elle continuerait de dialoguer avec le gouvernement afin que les nominations soient faites en temps opportun.

Le vérificateur général a souligné que les faiblesses observées au chapitre de la gestion du risque persisteraient tant qu’EDC ne les aura pas corrigées dans le cadre d’un projet de transformation qui devrait prendre fin l’an prochain.

Outre ces faiblesses, le rapport a estimé que la société gérait bien ses deux grandes initiatives de transformation.