Éduc’alcool a 30 ans: des progrès dans la consommation modérée d’alcool

MONTRÉAL — Depuis une quinzaine d’années, les jeunes du secondaire boivent moins et moins souvent. Et les Québécois, dans l’ensemble, boivent davantage que les Canadiens, mais de façon moins excessive.

Voilà deux statistiques qu’Éduc’alcool a fait ressortir, alors que l’organisme célèbre ses 30 ans. Pour l’occasion, il a fait faire un relevé du chemin parcouru depuis 2000 jusqu’en 2017.

Il en ressort ainsi que la proportion de jeunes du secondaire qui consommaient de l’alcool en 2000 était de 71,3 %. Elle était passée à 52,6 % en 2016-2017.

Chez les jeunes du secondaire qui boivent de manière dite excessive, soit cinq consommations et plus au cours d’une même occasion dans la dernière année, la proportion est passée de 45,6 % à 34,3 % entre 2000 et 2016-2017.

Et chez les jeunes du secondaire qui boivent de manière excessive, soit cinq consommations et plus au cours d’une même occasion, au moins cinq fois dans l’année, la proportion est passée de 21,7 % à 10 %.

Le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, s’en réjouit. «Le fait que la tendance s’améliore, ça ne peut que nous réjouir. Mais comme il n’y a pas de société parfaite, on dit qu’on peut faire encore mieux», a-t-il lancé, en entrevue avec La Presse Canadienne à l’occasion des 30 ans de l’organisme.

L’ensemble des Québécois

De même, les Québécois boivent souvent, mais se saoulent moins souvent, d’après les statistiques colligées par Éduc’alcool.

Ainsi, on retrouve 31,3 % des Québécois qui boivent peu et peu fréquemment, 45,8 % qui boivent peu mais fréquemment, 2,3 % qui disent boire beaucoup mais peu fréquemment, et 3,4 % qui disent boire beaucoup et fréquemment.

Du côté des Canadiens excluant les Québécois, on en retrouve 36,5 % qui boivent peu et peu fréquemment, 30,5 % qui boivent peu mais fréquemment, 3,5 % qui boivent beaucoup mais peu fréquemment et 4 % qui boivent beaucoup et fréquemment.

M. Sacy se félicite également du fait que «de tout le Canada, c’est au Québec qu’il y a le moins de consommateurs dépendants à l’alcool, soit 2,7 %».

Continuer

Pour l’avenir, Éduc’alcool veut continuer à «développer la culture de la modération». M. Sacy souhaite notamment une diminution de la proportion de ceux qui dépassent les limites recommandées de consommation pour les hommes et pour les femmes.

Il souhaite aussi combattre les affirmations souvent entendues du genre «ce n’est pas grave si je bois trop, parce que je ne conduis pas mon véhicule après» ou bien «ce n’est pas grave si j’ai trop bu parce que je ne travaille pas demain».

«Oui, ça a des conséquences si on a trop bu», corrige M. Sacy, en citant des conséquences sur la santé, sur le corps, aussi sur l’entourage.

Éduc’alcool veut aussi mettre l’accent sur les solutions de rechange, comme l’alternance entre les consommations avec et sans alcool.

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