Éducation: une entente de principe globale conclue entre la CSQ et Québec

MONTRÉAL — Une proposition de règlement global touchant 125 000 membres du personnel des établissements scolaires, des cégeps et de la santé a été conclue entre leur syndicat, la CSQ, et le Conseil du trésor.

Ce projet de règlement concerne entre autres la rémunération, les régimes de retraite et les disparités régionales, a annoncé mercredi dans un communiqué la Centrale des syndicats du Québec.

«Le conseil général des négociations confirme que les avancées significatives qui ont été réalisées aux différentes tables de négociation justifient de soumettre la proposition à l’approbation de ses membres», a indiqué l’organisation syndicale.

Elle a mentionné que le gouvernement avait notamment respecté sa demande concernant une augmentation salariale générale de 6 % sur trois ans, tout en accordant une attention particulière à l’amélioration de la rémunération pour les plus bas salariés.

Cette proposition d’entente devrait être soumise aux membres lors d’assemblées générales d’ici la fin septembre.

Au cours des dernières semaines, des ententes de principe ont été conclues sur les conditions de travail pour les enseignants, les professionnels de l’éducation et le personnel de soutien scolaire, entre autres.

Mais la Centrale des syndicats du Québec n’avait toujours pas conclu d’entente de principe globale (intersectorielle) sur le renouvellement des conventions collectives avec Québec, contrairement à la FTQ et à la CSN.

Ce dernier projet de règlement vient ainsi compléter la ronde de négociations pour la CSQ. Québec a également confirmé que « des ententes de principe ont maintenant été soumises à près de 100 % » des employés de la santé et des services sociaux ainsi que de l’éducation.

Aux yeux de la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, cette entente avec la CSQ est gagnante pour les membres, «tout en respectant la capacité financière» du gouvernement.

« Nous démontrons encore une fois que nous respectons nos engagements, non seulement envers les employés visés par cette entente, mais envers l’ensemble des Québécoises et des Québécois», a commenté par voie de communiqué la ministre responsable de l’Administration gouvernementale.

Nouveau président

L’entente globale survient alors qu’est entré en poste le nouveau président de la CSQ, Éric Gingras, en remplacement de Sonia Éthier, qui s’est occupée des dernières négociations.

M. Gingras arrive au moment où le Québec vit une pénurie d’enseignants et qu’on ignore dans quel contexte sanitaire se fera la rentrée en classe.

Lors de sa première conférence de presse à titre de nouveau président de la CSQ, mercredi, Éric Gingras a dit avoir hâte d’être fixé sur le contexte de cette rentrée scolaire.

Plusieurs études ont fait état de jeunes qui éprouvent davantage d’anxiété, de difficultés personnelles ou scolaires, qui ont connu des échecs, ce qui compliquera le travail des enseignants et des professionnels de l’éducation que représente la CSQ.

«Tout le temps qu’on n’aura pas à mettre sur les éléments reliés à la pandémie — mesures sanitaires et autres — plus de temps on aura à faire d’autres choses que ça, plus de temps on aura pour aider les jeunes, et ça, qu’on soit enseignant, personnel de soutien ou professionnel dans le réseau; on sera en mesure de le faire», a affirmé M Gingras.

M. Gingras vient du Syndicat de Champlain, un grand syndicat du milieu de l’éducation sur la Rive-Sud de Montréal. Il était enseignant au primaire.

Il restera à voir si la centrale sortira indemne du traitement plus généreux accordé par le gouvernement Legault aux enseignants. L’augmentation salariale négociée dans la proposition globale s’ajoutera à celle consentie dans l’entente sectorielle avec les enseignants.

Des professionnels et des employés de soutien ont maintes fois rappelé, durant leur négociation, qu’eux aussi faisaient partie de l’équipe et qu’ils contribuaient au bien-être et au soutien des jeunes.

Interrogé à ce sujet, M. Gingras s’est dit conscient du mécontentement qui existe chez certains de ses membres, à cause de ce traitement différencié en faveur des enseignants.

«Si le gouvernement a voulu favoriser certains groupes, c’est sa décision à lui. Nous, notre travail, c’est de montrer l’importance de tous ces groupes-là», a-t-il répliqué.

La centrale syndicale compte 206 000 membres, dont 125 000 dans le milieu de l’éducation.

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