Élection partielle: une lutte à quatre est à prévoir dans Nanaimo-Ladysmith

NANAIMO, C.-B. — Les électeurs de Nanaimo, en Colombie-Britannique, se rendront lundi aux urnes pour la troisième fois en l’espace de huit mois. Cette fois-ci, ils choisiront un député fédéral, à seulement six mois des élections générales.

L’élection dans la circonscription de Nanaimo-Ladysmith vise à élire un successeur à l’ancienne députée néo-démocrate Sheila Malcolmson qui a choisi, avec succès, de faire le saut sur la scène provinciale.

Sept candidats sont en lice: le néo-démocrate Bob Chamberlin, Jennifer Clarke du Parti populaire du Canada, la libérale Michelle Corfield, le conservateur John Hirst, Jakob Letkemann de l’Alliance nationale des citoyens, Paul Manly du Parti vert, et Brian Marlatt du Parti progressiste canadien.

Malgré la succession d’élections dans la région, les électeurs ne semblent pas souffrir de la lassitude, soutient David Black, expert en communications politiques à la Royal Roads University de Victoria.

Le taux de participation aux élections municipales d’octobre dernier était de 40 pour cent. Il était de 53 pour cent lors de l’élection partielle provinciale du 30 janvier. Lors de l’élection fédérale d’octobre 2015 à Nanaimo-Ladysmith, 75 pour cent des électeurs de la circonscription de Nanaimo-Ladysmith avaient déposé un bulletin de vote.

«Il se passe quelque chose de merveilleux à Nanaimo, souligne M. Black. Le taux de participation en 2015 était de 75 pour cent. Cela signifie généralement que plus le taux de participation est élevé, moins la course est prévisible, car de nombreux électeurs ne sont pas des sympathisants d’un parti et peuvent être convaincus.»

Selon lui, le passage de cinq chefs nationaux à Nanaimo-Ladysmith au cours de la campagne démontre l’importance du vote à l’approche des élections fédérales. Ce facteur pourrait contribuer à une plus grande participation électorale.

Justin Trudeau, Andrew Scheer, Elizabeth May, Jagmeet Singh et Maxime Bernier sont venus dans la circonscription pour y appuyer leur candidat respectif.

«C’est leur présence et le fait que ce soit la dernière élection partielle avant octobre qui fait de ce scrutin, un terrain d’essai, un laboratoire pour les messages politiques nationaux», estime M. Black.

Il prévoit une lutte à quatre entre les néo-démocrates, les conservateurs, les verts et les libéraux. Tous ces partis avaient obtenu au moins 20 pour cent des suffrages exprimés en 2015. Mme Malcolmson l’avait emporté par une majorité de 8899 voix.

Les plus populaires