Elections Canada achète de l’espace publicitaire sur les réseaux sociaux

OTTAWA — Élections Canada a déjà acheté de l’espace publicitaire sur certains réseaux sociaux importants afin d’informer les électeurs sur la manière d’exercer leurs droits démocratiques pendant des élections fédérales.

Au cours des derniers mois, l’agence a dépensé plus de 150 000 $ en publicité sur Facebook, dont environ la moitié depuis le début de la campagne électorale, le 11 septembre.

Cette somme dépasse de loin ce que les néo-démocrates fédéraux ou le groupe tiers bien connu Canada Proud ont dépensé pour diffuser leur publicité sur Facebook.

Natasha Gauthier, une porte-parole d’Élections Canada, a indiqué que l’agence prévoyait consacrer environ 9 pour cent de son budget publicitaire aux médiaux sociaux et 22 pour cent aux autres canaux numériques.

En ce qui concerne les médias sociaux, cela représente une somme de 171 000 $ pour la période allant du 30 juin à il y a une semaine, et un montant légèrement inférieur à 1,1 million $ depuis le lancement de la campagne électorale.

Selon elle, «il est tout à fait logique» d’acheter de la publicité sur internet, car Élections Canada considère que les réseaux sociaux sont devenus une source importante d’informations pour les électeurs.

Élections Canada travaille avec plusieurs plates-formes de médiaux sociaux. Par exemple, Facebook, Instagram, Snapchat, Google, YouTube et Twitter ont pris part à une initiative non rémunérée visant à concevoir un emoji unique pour la campagne électorale.

La plupart des publicités actuellement diffusées sur Facebook sont destinées à renseigner les Canadiens sur la façon de s’inscrire sur la liste électorale ou de mettre ces informations à jour afin de pouvoir voter. On rappelle aussi les dates du vote par anticipation, celle du jour du scrutin et les façons de voter.

Certaines annonces récentes diffusent du texte dans différentes langues: en arabe, farsi, espagnol, tagalog, pendjabi et en écriture chinoise simplifiée.

«Nous avons tendance à cibler ceux qui appartiennent à un marché spécifique, où nous savons que certains citoyens canadiens ont le droit de voter, mais l’anglais et le français ne sont pas leur première ou même leur deuxième langue», a expliqué Mme Gauthier.

Selon la bibliothèque d’annonces en ligne de Facebook, les publications d’Élections Canada avec du texte en pendjabi et en chinois sont davantage destinés à un public en Ontario et en Colombie-Britannique.

Les publicités sur les médias sociaux s’ajoutent aux annonces plus traditionnelles diffusées dans divers médias et des endroits comme des abribus.