Électrification des transports: manque de données sur les emplois affectés

MONTRÉAL — Si les métiers susceptibles de se développer grâce à l’électrification des transports sont bien identifiés, il en est autrement de ceux dont l’avenir pourrait être compromis par ce phénomène.

Un rapport préparé pour la Commission des partenaires du marché du travail, publié plus tôt cette semaine, relève en effet qu’on manque de données quant aux emplois qui seraient affectés par l’électrification des transports, alors que cet enjeu est important si l’on veut bien accompagner la main-d’oeuvre vers la transition verte.

Parmi les pistes d’action suggérées, le rapport propose de favoriser le déploiement partout au Québec de la formation menant à une Attestation d’études professionnelles (AEP) en mécanique de véhicules électriques, ainsi que l’accessibilité des clientèles à ce programme.

On y propose aussi d’instaurer des stages en entreprise pour faire connaître l’industrie des transports électriques aux étudiants.

On y suggère également d’offrir aux entreprises des outils simples et accessibles pour leur permettre de favoriser la transition verte de leur main-d’œuvre, comme des ateliers, des formations en ligne, des guides et des outils d’autodiagnostic des compétences.

D’autres pistes d’action s’adressent à ceux qui ont une formation collégiale ou universitaire. Ainsi, on propose de développer des formations à l’intention des technologues, des techniciens et des ingénieurs qui travaillent dans l’industrie des transports, «qui enseigneraient des notions complémentaires à leur profession, afin de les rendre plus polyvalents dans les domaines de l’électricité, de l’électronique, de la mécanique et de l’informatique». 

D’autres concernent davantage le milieu de l’enseignement, comme le fait de créer des formations pour le personnel enseignant aux niveaux secondaire, collégial et universitaire, afin de lui permettre d’avoir une connaissance pratique et théorique des enjeux relatifs à l’électrification des transports.

«À première vue, il semblerait que l’électrification des transports ne conduise pas à une dynamique destruction-création d’emplois conséquente, mais plutôt à une tendance à la requalification et au rehaussement des compétences de la main-d’œuvre qui évolue déjà dans les secteurs touchés par ce phénomène (transports et industrie, principalement)», écrit-on dans le rapport 

«Toutefois, cette affirmation ne tient pas compte de la disponibilité limitée des ressources nécessaires à la transition verte, un paramètre qui pourrait pourtant considérablement influer sur l’emploi, en raison de la reconfiguration profonde qu’il pourrait imposer à nos activités économiques», conclut-on dans le Rapport portant sur les pistes d’action relatives aux impacts de l’électrification des transports sur la main-d’oeuvre.

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