Élèves autochtones à la frontière: un groupe fustige la décision du N.-B.

FREDERICTON — Un groupe de défense des droits civils demande au Nouveau-Brunswick de permettre à des élèves autochtones résidant dans une région frontalière du Québec de pénétrer dans la province pour aller à l’école.

L’Association canadienne des libertés civiles a fait valoir mardi dans un communiqué de presse que la décision prise par le gouvernement du Nouveau-Brunswick relativement à la frontière cible les élèves des Premières Nations et expose la province à des accusations de discrimination raciale.

Depuis des semaines, la nation Listuguj se demande pourquoi une centaine de ses élèves ne peuvent plus traverser un pont vers Campbellton, au Nouveau-Brunswick, pour suivre des cours à l’école Sugarloaf Senior High.

Le Nouveau-Brunswick a publié un décret d’urgence en octobre interdisant les déplacements non essentiels dans la région de Campbellton à la suite des éclosions de COVID-19 dans la région.

L’Association canadienne des libertés civiles souligne que des membres du personnel de la nation Listuguj peuvent traverser la frontière pour se rendre travailler, mais ce n’est pas le cas pour les élèves du même établissement scolaire.

Le groupe établi à Toronto dit avoir écrit au ministre de la Justice de la province, Hugh J. Flemming, pour protester contre ce qu’il dit être le traitement illégal des élèves autochtones du secondaire.

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Ce reportage a été préparé dans le cadre du programme de Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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