Empoisonnement d’Alexeï Navalny: les pays du G7 demandent des comptes à la Russie

OTTAWA — Le Canada, ses alliés du G7 et le haut représentant de l’Union européenne condamnent «d’une seule voix» et «avec la plus grande fermeté» l’empoisonnement maintenant confirmé d’Alexeï Navalny.

Dans un communiqué de presse conjoint diffusé mardi, le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, et ses homologues du G7 (États-Unis, Allemagne, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) demandent à la Russie de «faire sans attendre preuve de transparence totale quant aux responsables de cette odieuse attaque».

Ils demandent également à ce que les auteurs de cet acte soient traduits en justice, en vertu des engagements de la Russie pris dans le cadre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.

L’Allemagne a effectué des examens cliniques et toxicologiques qui confirment que M. Navalny, un farouche opposant de Vladimir Poutine, a été victime d’une attaque par agent chimique neurotoxique du groupe «Novichok». Cette substance est produite par la Russie.

«Cette attaque perpétrée contre l’opposant Alexeï Navalny est une autre grave atteinte à la démocratie et à la pluralité politique en Russie. Il s’agit d’une menace sérieuse pour les femmes et les hommes qui se sont engagés à défendre les libertés politiques et civiles que la Russie s’est pourtant engagée à garantir», déplorent les ministres des Affaires étrangères du G7.

«Nous continuerons de surveiller de près la façon dont la Russie répondra aux demandes d’explications de la communauté internationale au sujet du terrible empoisonnement de M. Navalny. Nous demeurons fermement résolus à soutenir la démocratie, la primauté du droit et les droits de la personne en Russie, et à accroître notre appui à la société civile russe», poursuivent-ils.

M. Navalny est présentement aux soins intensifs d’un hôpital de Berlin et demeure dans un état critique.

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