Enfants-Retour relance 35 dossiers d’enfants disparus, non résolus, au Québec

MONTRÉAL — Le Réseau Enfants-Retour profite d’une vitrine inespérée pour relancer 35 dossiers d’enfants disparus au Québec, non résolus, grâce à un partenariat avec MSN Québec dans le cadre du mois de mai qui est celui des enfants disparus.

Ainsi, durant tout le mois de mai, le site web diffusera des dossiers d’enfants, peu importe que la disparition remonte à quelques mois ou à quelques années.

« Ils ont tout près d’un million de visiteurs par jour sur leur site web, donc imaginez le nombre de gens qui seront sensibilisés!», se réjouit Pina Arcamone, directrice générale du Réseau Enfants-Retour.

«Peut-être que quelqu’un, dans ce groupe, aura l’information qui permettra finalement à une famille de connaître un dénouement», dit-elle en entrevue à La Presse canadienne, soulignant que la collaboration avec MSN Québec permettra aussi à l’organisme de partager ses conseils de sécurité.

Il faut dire que l’expertise du Réseau Enfants-Retour est de plus en plus reconnue tant au pays qu’à l’étranger de sorte que l’organisme a pris en charge 32 dossiers de disparitions d’enfants à l’extérieur du Québec, dont plusieurs proviennent d’Europe.

Connu aussi sous le nom de The Missing Children’s Network, le Réseau Enfants-Retour est devenu une référence pour les organismes à l’extérieur du Québec, affirme fièrement Mme Arcamone en faisant référence notamment aux pays francophones de l’Europe qui se tournent vers le Québec pour de l’assistance dans les dossiers d’enlèvements parentaux.

Le fait qu’il s’agisse d’un organisme bilingue aide aussi beaucoup, selon elle.

« Pour nous, il n’y a aucune frontière lorsqu’on parle d’enfants portés disparus. Tout ce que nous voulons, c’est de communiquer les informations qu’un enfant manque à l’appel, soutenir la famille et collaborer avec les autorités pour qu’on puisse retrouver ces jeunes et, surtout, les ramener à la maison.»   

Un mois parsemé d’activités

Parmi les activités de sensibilisation, il y aura notamment la troisième Marche de l’espoir des tout-petits. Quelque 2000 enfants d’âge préscolaire et leurs éducatrices marcheront ainsi durant la journée de leur choix, dans la semaine précédant le samedi 25 mai, en honneur de ces jeunes qui manquent à l’appel. Cette marche impliquant une trentaine de garderies et de Centres de la petite enfance (CPE) de la grande région de Montréal se veut à la fois un geste de sensibilisation et une activité de financement pour le Réseau Enfants-Retour. 

Il y aura aussi le déjeuner de l’espoir le 24 mai, un événement sur invitation à Montréal, avec des familles qui cherchent toujours leur enfant. Les parents de David Fortin seront présents, Caroline Lachance et Éric Fortin, à titre de famille porteuse d’espoir durant ce mois de sensibilisation.

« Dix ans plus tard, je garde confiance en la vie. Je garde espoir de retrouver mon fils», a déclaré la mère de David par voie de communiqué.

Le tout va se conclure le 25 mai avec la Journée internationale des enfants disparus. En guise de solidarité et d’espoir, l’Hôtel de Ville de Montréal sera illuminé en vert et deux arbres seront plantés devant les bureaux montréalais du Réseau Enfants-Retour.

Le nombre de signalements en baisse

Autre signe encourageant pour les parents, le nombre de disparitions d’enfants a baissé de 18 pour cent au Québec l’an dernier, notamment en raison d’une baisse marquée du nombre de fugues rapportées aux policiers.

Il y a eu 5927 signalements de disparitions d’enfants aux divers corps policiers québécois en 2018 par rapport à 7025 l’année précédente, selon le rapport annuel de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui recense toutes les disparitions d’enfants à travers le pays.

«Les fugues représentent entre 75 et 80 pour cent de tous les signalements, indique la directrice générale d’Enfants-Retour. Je crois que les jeunes sont mieux outillés aujourd’hui afin de mieux reconnaître des situations à risque. Ils savent également l’importance d’aller chercher de l’aide s’ils se retrouvent dans des situations difficiles. J’ose espérer que les campagnes de prévention et de sensibilisation commencent à porter leurs fruits.»

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