Enquête reportée pour le vétéran qui avait tué trois de ses proches en N.-É.

GUYSBOROUGH, N.-É. — L’enquête qui devait s’ouvrir lundi à propos de l’ancien combattant Lionel Desmond, qui avait tué sa mère, sa femme et sa fille avant de se suicider, au début de 2017, a été ajournée à l’an prochain sans qu’aucun témoignage soit entendu.

Des avocats, des représentants du gouvernement et des proches s’étaient déplacés dans un édifice municipal de Guysborough, en Nouvelle-Écosse, pour le début de l’enquête publique qui vise à déterminer ce qui s’est passé et comment on pourrait éviter de telles tragédies, notamment par des soins de santé mentale.

Le juge de la Cour provinciale Warren Zimmer, qui préside l’enquête, a annoncé d’entrée de jeu lundi matin qu’il avait reçu une demande d’ajournement vendredi dernier, parce que les parents de l’épouse de M. Desmond avaient changé d’avocat. Le juge Zimmer a accepté de reporter les audiences au début de l’an prochain parce qu’avec environ 120 000 pages de documents à examiner, il serait injuste de procéder sans donner au nouvel avocat le temps de se préparer. Il a promis que l’enquête accélérerait son calendrier l’année prochaine pour rattraper le temps perdu.

Lionel Desmond, caporal à la retraite de 33 ans qui vivait à Upper Big Tracadie, en Nouvelle-Écosse, avait reçu un diagnostic de syndrome de stress post-traumatique après deux déploiements intenses en Afghanistan en 2007. Dans les mois qui ont suivi le triple meurtre suivi du suicide, des proches ont déclaré à plusieurs reprises que M. Desmond avait vainement tenté d’obtenir de l’aide pour traiter sa maladie mentale et son trouble post-commotion cérébrale.

Le 3 janvier 2017, il a acheté une arme à feu et a abattu sa femme Shanna, 31 ans, leur fille Aaliyah, âgée de 10 ans, et sa propre mère avant de s’enlever la vie.

L’enquête publique vise à déterminer si M. Desmond a eu accès à des services de santé mentale et de lutte contre la violence familiale — et s’il aurait dû pouvoir acheter une arme à feu sans problème. L’enquête visera également à déterminer si les professionnels de soins de santé et de services sociaux étaient adéquatement formés pour reconnaître des traumatismes liés au stress ou des indices de violence familiale.

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