Enseignants: la FAE demande 4 % par année et une diminution de la charge de travail

La Fédération autonome de l’enseignement demande, au nom de ses 60 000 membres enseignants du primaire et du secondaire, des augmentations de salaire de l’ordre de 4 % par année, plus une protection contre l’inflation si l’IPC venait à dépasser ce seuil.

La FAE, une organisation syndicale indépendante des centrales syndicales, a déposé jeudi ses demandes au gouvernement du Québec, en prévision des négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public. Celles-ci arriveront à échéance en mars prochain.

En plus d’une augmentation salariale de 4 % par année tout au long du contrat de travail, la FAE tient à ce que la rémunération de ses membres atteigne vraiment la moyenne canadienne.

Avant la dernière négociation des conventions 2020-2023, le Québec était en queue de peloton en matière de rémunération des enseignants. Avec le renouvellement des conventions, le Québec s’est rapproché de la moyenne canadienne.

«Là, on pense que c’est le temps de donner le dernier coup de barre que ça prendrait pour rattraper nos compatriotes partout au Canada. Et après ça, les augmentations de 4 % ou l’inflation visent à ne pas déjà recreuser l’écart, visent à protéger le pouvoir d’achat», a expliqué en entrevue Mélanie Hubert, la nouvelle présidente de la FAE.

Alléger la tâche

La fédération veut aussi que soit réduite la charge de travail, en diminuant le temps de présence des enseignants avec les élèves du primaire en classe. Cela pourrait se faire, par exemple, en confiant les cours d’arts plastiques ou d’art dramatique à un spécialiste plutôt qu’à l’enseignant régulier, a illustré Mme Hubert.

«Du coup, moi comme prof je serais libérée d’une heure pour pouvoir m’occuper de mes élèves en difficulté, faire des suivis avec les parents, me concerter avec l’orthopédagogue ou un professionnel de l’école. C’est ça l’idée: ce serait moins de temps pour le prof en présence d’élèves», a expliqué Mme Hubert.

Composition des classes et autres

De même, la FAE revendique la formation d’un plus grand nombre de classes spécialisées pour les enfants en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation. À l’heure actuelle, bon nombre de ces enfants sont intégrés dans des classes régulières, ce qui complique la tâche des enseignants.

«On parle d’ouverture de classes spécialisées, d’ouverture de classes d’accueil pour les élèves issus de l’immigration, une meilleure évaluation des besoins», résume Mme Hubert.

L’organisation syndicale souhaite aussi que ses membres obtiennent davantage de congés pour raisons familiales et que leur «droit à la déconnexion» soit respecté.

Mme Hubert a succédé à l’ancien président de la FAE, Sylvain Mallette. Les demandes de la FAE ont été présentées au secrétariat du Conseil du trésor, jeudi à Québec, avec une manifestation d’enseignants en appui à la cause.

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