Entente avec SNC-Lavalin: le Commissaire aux élections nie toute influence

OTTAWA — L’organisme fédéral qui surveille les élections au Canada affirme que personne du bureau du premier ministre n’a tenté d’aider SNC-Lavalin pour éviter que l’entreprise québécoise soit accusée d’avoir enfreint les lois électorales.

Dans une rare déclaration écrite, le commissaire aux élections Yves Côté affirme qu’aucun ministre, employé politique ou fonctionnaire n’a essayé «d’influencer ou d’interférer» dans toute décision «qui ne les impliquait pas de façon directe à titre de sujet d’une enquête».

Avant que M. Côté publie ce communiqué, les conservateurs avaient une fois de plus demandé aux libéraux lors de la période des questions si quelqu’un du bureau du premier ministre Trudeau était intervenu auprès de M. Côté pour laisser SNC-Lavalin signer une entente de conformité, après que l’entreprise eut été déclarée coupable d’avoir violé les règles de financement.

SNC-Lavalin a signé l’entente en 2016, après avoir admis que des membres de la direction — qui n’étaient plus à l’emploi à l’époque — avaient convaincu des employés d’offrir des contributions aux libéraux et aux conservateurs à la fin des années 2000.

Rembourser des donateurs avec des primes de rendement était un moyen de contourner la loi électorale, qui interdit aux entreprises de faire des dons politiques.

Les libéraux ont obtenu près de 118 000 $ dans le cadre de ce stratagème, alors que les conservateurs ont reçu 8000 $.

M Côté dit avoir choisi de s’exprimer pour maintenir la confiance du public envers son organisme.

«Depuis ma nomination à titre de commissaire, il n’y a jamais eu de tentative d’influencer le déroulement d’une enquête ou d’interférer avec notre travail par des représentants élus, leur personnel politique ou des fonctionnaires, a-t-il soutenu. Et je tiens à être clair: si cela devait jamais se produire, je le dénoncerais promptement et publiquement.»

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