Équité salariale: ça peut se faire vite si la bonne volonté y est, dit Chabot

MONTRÉAL — C’est sans doute à cause de l’approche des élections que le gouvernement Couillard a finalement accepté de discuter du maintien de l’équité salariale dans le secteur public, disent les centrales syndicales, mais n’empêche: c’est une bonne nouvelle et un dossier qui peut être réglé rapidement si la bonne volonté y est.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, vendredi, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, a applaudi à cette «bonne nouvelle» pour les travailleuses du secteur public, qui survient à quelques jours du 8 mars, Journée internationale des femmes.

«Certainement, il y a un contexte électoral. C’est bien plaisant, finalement, les élections à date fixe», s’est exclamée Mme Chabot, en riant.

Et le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Serge Cadieux, y a aussi décelé l’influence du contexte préélectoral. «C’est sûr qu’en année électorale, le gouvernement a toujours l’oreille un peu plus tendue que dans la première année (de son mandat). Et ça concerne des dizaines de milliers de femmes», a relevé M. Cadieux au cours d’une entrevue.

On a appris, jeudi, que le dossier des plaintes touchant le maintien de l’équité salariale dans le secteur public — un dossier qui traîne en longueur depuis 2010 et qui concerne des milliers de travailleuses — allait finalement faire l’objet de discussions entre le Conseil du trésor et les grandes organisations syndicales du secteur public.

Alors que la Commission des normes, de l’équité et de la santé et sécurité au travail (CNESST) venait de convoquer les parties pour lancer le processus d’enquête sur ces plaintes — un processus qui pourrait prendre des années, selon M. Cadieux — un revirement est survenu. Le gouvernement a soudainement accepté de s’asseoir avec les syndicats pour discuter du dossier.

La rencontre doit avoir lieu la semaine prochaine.

«Déjà, qu’on se rassoie, qu’on se donne un plan de travail et qu’on recommence, ça va être déjà beaucoup. Et je pense qu’avec de la bonne volonté, on n’a pas besoin d’une autre année. On a besoin de quelques semaines, quelques mois peut-être», a avancé Mme Chabot.

«De toute façon, c’est mûr pour être réglé, là. On connaît les dossiers; on connaît les plaintes. Donc, ça prend juste de la bonne volonté et dire: une fois pour toutes, la discrimination, il faut qu’elle s’enraye», a opiné la présidente de la CSQ.

Ces dossiers d’équité salariale concernent des titres d’emploi à prédominance féminine dans le secteur public, comme les secrétaires d’école, les techniciennes en administration, les auxiliaires en santé et services sociaux.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie