Est-ce que l’hydroxychloroquine pourrait protéger du coronavirus?

MONTRÉAL — Des chercheurs torontois tenteront de déterminer si un médicament utilisé depuis des années dans le traitement et la prévention du paludisme pourrait aussi protéger les travailleurs de la santé qui combattent le SRAS-CoV-2.

L’hydroxychloroquine, un dérivé sécuritaire de la chloroquine, est également utilisée dans le traitement du lupus et de l’arthrite rhumatoïde.

Deux médecins torontois, les docteurs Kevin Kain et Megan Landes, de l’Hôpital général de Toronto, dirigent l’étude HERO à laquelle participeront quelque 2000 employés de première ligne provenant de cinq établissements de santé torontois.

Cet essai randomisé, à double insu et contrôlé contre placebo tentera de déterminer si l’hydroxychloroquine réduit le risque d’infection.

Des résultats intérimaires sont attendus cet été.

Depuis le début de la pandémie, certaines informations anecdotiques provenant de Chine, d’Italie et de France portent à croire que l’hydroxychloroquine et la chloroquine pourraient se révéler utiles dans la lutte contre le coronavirus.

Le docteur Kain a expliqué dans un communiqué que le réseau de la santé a besoin de tous les travailleurs disponibles pour affronter la crise, et qu’on doit donc tout mettre en oeuvre pour les protéger.

En Italie, près de 20 % des travailleurs de la santé ont été infectés par le virus même s’ils utilisaient des équipements de protection individuelle.

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