Turquie: le ministre Dion est inquiet de la situation

OTTAWA – Le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a fait part mercredi soir de sa préoccupation de la décision du président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, de décréter l’état d’urgence dans son pays.

Le communiqué qu’a écrit le ministre Dion mentionne que le Canada appuie une Turquie démocratique et respecte le besoin d’enquêtes approfondies et de poursuites contre les auteurs de la récente tentative de coup d’État.

Il rappelle toutefois que ce travail doit être mené conformément à la législation turque et au droit international.

Le gouvernement du Canada, ajoute-t-il, est aussi préoccupé par les informations qui rapportent qu’ont eu lieu des dizaines de milliers de licenciements et de détentions, y compris de membres de la magistrature, de fonctionnaires, d’enseignants, d’universitaires, de membres de la société civile et de représentants des médias.

Le Canada est également troublé par les nouvelles qui rapportent des actes de représailles et d’intimidation. Il s’oppose aussi aux déclarations de responsables turcs sur la réintroduction de la peine de mort qui brime la dignité humaine et est incompatible avec les obligations internationales de la Turquie, selon le gouvernement canadien.

Le ministre Dion appelle les autorités turques à respecter les droits de la personne de tous les individus, y compris les présumés responsables du coup d’État, et à s’assurer qu’ils soient protégés contre la violence aux mains des vigiles.

Le Canada exhorte la Turquie à se conformer pleinement à ses obligations découlant du droit international en matière de droits de la personne, notamment en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme de même que des engagements pris en tant que membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

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Ce que je crainds le plus dans le coup d’état en Turquie, c’est que Donald Trump, si jamais il est élu Président des États-Unis d’Amérique, suive l’exemple du président Erdogan dans la chasse sauvage des adversaires politiques.