États-Unis: Trump choisira une femme pour remplacer Ginsburg à la Cour suprême

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a promis d’aller de l’avant avec la nomination d’une femme pour succéder à la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême des États-Unis, décédée vendredi à l’âge de 87 ans.

La volonté du président Trump d’accélérer le processus cette semaine devant le Sénat, où les républicains ont la majorité, est contestée par les démocrates qui souhaitent attendre l’issue de l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.

Prenant la parole lors d’un rassemblement militant à Fayetteville, en Caroline du Nord, Donald Trump a dit qu’il irait de l’avant, malgré les objections des démocrates.

On pouvait notamment entendre la foule scander «Fill that seat», que l’on pourrait traduire par «Comblez ce siège».

M. Trump a invité la foule à se faire entendre si elle souhaitait voir une autre femme à la Cour suprême, ce qui a suscité l’enthousiasme de la foule en liesse.

Donald Trump a cependant indiqué à ses partisans qu’il ne savait pas encore qui sera choisi parmi les candidatures qui lui seront présentées.

Du côté des réactions politiques, une sénatrice républicaine a déjà choisi de rompre avec la ligne de parti. La sénatrice de l’État du Maine, Susan Collins, qui est dans une chaude lutte pour sa réélection, a affirmé samedi qu’elle croit que le choix de la personne qui succèdera à la juge Ginsburg devrait revenir au président qui sera élu le 3 novembre.

La sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski a aussi pris cette décision. Il suffirait de deux autres oppositions dans les rangs républicains pour empêcher M. Trump d’aller de l’avant avec une nomination accélérée à la Cour suprême des États-Unis. En cas d’égalité 50-50, le vice-président Mike Pence pourrait trancher.

Selon le sénateur du Delaware, le démocrate Chris Coons, le Parti républicain doit faire preuve de constance. Il a rappelé que le chef de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, avait refusé la nomination de Merrick Garland comme juge à la Cour suprême en 2016, avant les élections de cette année-là. Le président sortant Barack Obama voulait alors remplacer feu le juge Antonin Scalia par M. Garland, ce qui lui avait été refusé par la majorité républicaine au Sénat.

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