États-Unis: Walmart ajoute l’avortement à sa couverture de soins de santé

NEW YORK — Après être resté largement silencieux sur la question pendant des mois, Walmart, le plus grand employeur des États-Unis, étend sa couverture à l’avortement pour ses employés. En juin, une décision de la Cour suprême avait supprimé un droit national à l’avortement.

Dans une note envoyée aux employés vendredi, l’entreprise indique que ses plans de soins de santé couvriraient désormais l’avortement pour les employés «lorsqu’il existe un risque pour la santé de la mère, un viol ou un inceste, une grossesse extra-utérine, une fausse couche ou un manque de viabilité fœtale».

La nouvelle politique offrira également une «aide au voyage» aux travailleurs et aux personnes à charge couverts par leurs régimes de soins de santé afin qu’ils puissent accéder à des services qui ne sont pas disponibles dans un rayon de 160 km de leur emplacement, précise Donna Morris, directrice des ressources humaines du détaillant, dans le mémo.

Walmart emploie près de 1,6 million de personnes aux États-Unis. Dans l’Arkansas, où l’entreprise est établie, l’avortement est interdit en toutes circonstances, sauf si la procédure est nécessaire pour protéger la vie de la mère en cas d’urgence médicale. Il n’y a pas d’exceptions pour le viol ou l’inceste.

Un porte-parole de Walmart n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur la question de savoir si le plan de santé de l’entreprise — ou l’aide aux voyages — couvrira les avortements électifs.

Auparavant, le régime d’avantages sociaux de l’entreprise ne couvrait l’avortement que dans les cas «où la santé de la mère serait en danger si le fœtus était porté à terme, le fœtus ne pourrait pas survivre au processus d’accouchement ou la mort serait imminente après la naissance», selon à une copie de la politique consultée par l’Associated Press, mais non confirmée par Walmart.

De nombreuses entreprises — dont Meta, American Express et Bank of America — ont déjà annoncé qu’elles couvriraient les frais de déplacement de leurs employés à la suite de la décision de la Cour suprême qui a rejeté Roe c. Wade. Cependant. Des dizaines d’autres sociétés et organisations, qui représentent certaines des entreprises les plus puissantes du pays, ont néanmoins continué à se taire.

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