Étude des crédits: les libéraux jugent que le gouvernement s’en lave les mains

QUÉBEC — Le gouvernement Legault bafoue le principe de la responsabilité ministérielle, selon l’opposition officielle.

Au terme de la première journée d’étude des crédits budgétaires pour l’année 2020-2021, l’opposition libérale s’est montrée déçue, lundi soir, n’ayant pas reçu les réponses qu’elle souhaitait obtenir après de longues heures de questions portant sur différents dossiers à plusieurs ministres.

L’étude des crédits budgétaires est un processus annuel de reddition de comptes à l’Assemblée nationale. Une fois l’an, chaque ministre doit répondre de sa gestion et de ses choix budgétaires aux partis d’opposition.

En conférence de presse en début de soirée, le leader parlementaire de l’opposition officielle, le député libéral André Fortin a critiqué ce qu’il estime être un manque d’imputabilité de la part des ministres invités lundi à participer à l’exercice, qui durera toute la semaine.

Entouré de trois de ses collègues élus libéraux, M. Fortin a jugé que l’opposition était restée sur sa faim dans tous les dossiers du jour: rentrée scolaire, lutte au racisme, discrimination envers les autochtones et suites du rapport Viens, investissement dans le Cirque du Soleil, consommation de cannabis, etc.

Il a noté par exemple qu’il a été impossible de savoir où en était le suivi des recommandations contenues dans le rapport de la commission Viens sur les services publics à offrir aux Premières Nations.

Même constat pour le groupe de travail créé récemment pour lutter contre le racisme, dont on ne sait absolument rien «après des heures et des heures de crédits», pas même le nombre de rencontres, selon le député.

«On a eu droit à un manque total de prise de responsabilité. Le gouvernement s’est soulagé de toutes ses responsabilités», a déploré M. Fortin.

Normalement, l’étude des crédits budgétaires a lieu en avril, mais la pandémie a forcé le report de l’exercice au mois d’août.

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