Étude: des oeuvres faites par des jeunes pendant la pandémie montrent leur détresse

Une analyse d’oeuvres d’art d’enfants et d’adolescents faite par une équipe de chercheurs de l’Ontario démontre que la pandémie de COVID-19 provoque des effets néfastes sur la santé mentale de ces jeunes. 

Un grand nombre des 120 dessins et autres créations artistiques soumis depuis septembre dernier par des jeunes âgés de 2 à 18 ans montrent souvent des gens seuls, hantés par des idées négatives.   

La majorité des participants au projet sont âgés entre 14 et 17 ans. Plusieurs de leurs créations graphiques illustrent l’anxiété, l’isolement et le désespoir.  

Quelques-unes font même allusion à l’automutilation. 

Plusieurs jeunes ont aussi fait part de leurs difficultés à poursuivre leurs études, alors que d’autres ont abordé des problèmes familiaux liés à une perte d’emploi, à la maladie ou à la mort. 

Nikki Martyn, responsable du programme d’études sur la petite enfance de l’Université de Guelph, craint que l’une des conclusions se dégageant de l’analyse de ces oeuvres soit que les effets du long confinement auront un impact sur le développement de toute une génération.  

Même si sa recherche universitaire n’est pas encore terminée, les observations initiales de Nikki Martyn lui font croire que la crise de la COVID-19 a provoqué chez bien des jeunes un tourbillon émotionnel impétueux durant une période critique du développement humain.  

L’étude signale qu’il est déjà difficile d’être adolescent en temps normal, mais que tenter de faire sa place dans le monde alors qu’on est confiné à la maison fait croire aux jeunes qu’il n’y a pas d’avenir pour eux, d’autant plus qu’ils n’ont pas les conditions pour se confier à d’autres en raison des interdictions de se fréquenter.  

Nikki Martyn rappelle que les adultes sont généralement plus habitués que les jeunes à affronter les vicissitudes de la vie.

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