Étudiants en classe ou non: l’opposition appelle le gouvernement à préciser

QUÉBEC — L’opposition demande au gouvernement Legault de préciser le «flou total» concernant la présence en classe ou non des étudiants du collégial ou de l’université.

L’Union étudiante du Québec (UEQ) dit pour sa part qu’elle demeure «préoccupée» concernant un éventuel caractère obligatoire d’une présence en classe.    

Depuis lundi, en zone rouge, les établissements d’enseignement peuvent maintenant accueillir des étudiants une journée par semaine. Dans les six zones orange, les institutions pourront reprendre l’ensemble des cours en classe sous des conditions sanitaires strictes. 

Mais ceux qui sont retournés chez leurs parents, dans une autre région, d’où ils suivent leurs cours virtuels, sont-ils obligés de faire acte de présence en classe?

«Il va falloir que la ministre précise un peu les paramètres parce que c’est le flou total», a déploré le porte-parole péquiste en matière d’enseignement supérieur, Sylvain Roy, mercredi.

Les établissements «peuvent-ils» ou «doivent-ils» demander aux étudiants d’être en classe? a-t-il demandé, en ajoutant que les classes ne sont pas toutes équipées non plus pour faire à la fois de l’enseignement virtuel et de l’enseignement en classe. 

Et le bail?

«On est justement en pleine période de renouvellement des baux. Qu’est-ce que les familles des régions sont censées faire? Renouveler un appartement pour une journée par semaine ou pas? Envoyer un jeune d’une zone orange à une zone rouge pour être confiné six jours par semaine ou pas?»

La ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, n’a pas répondu directement aux questions.

Elle a rappelé que les établissements sont autonomes et que différentes formules doivent être utilisées.

«Ça va être à géométrie variable parce que chaque établissement n’est pas dans des régions similaires et a des réalités différentes. (…) Il y a différentes formules qui doivent être utilisées, et ce sont les professeurs et les établissements qui sont les mieux placés pour choisir.»

L’UEQ préoccupée 

L’Union étudiante du Québec (UEQ) laisse entendre qu’elle demeure «préoccupée» par le flou qui persiste. 

L’UEQ, qui représente 91 000 membres, refuse qu’un étudiant soit forcé d’aller en classe et souhaite que les cours puissent être suivis à distance pour ceux qui le désirent.

«On sait que c’est l’intention de la ministre, a fait savoir Alexandre Ducharme, de l’UEQ, en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne mercredi après-midi. On continue d’interpeller la ministre et les institutions d’enseignement.»

Il a rappelé qu’il y a 17 établissements universitaires au Québec, qu’ils sont autonomes et la décision leur revient ultimement. 

Le porte-parole a précisé que jusqu’à maintenant, aucun cas d’un étudiant qui avait été forcé de se présenter en classe n’avait été rapporté à l’UEQ.  

Laisser un commentaire