Facture plus salée pour le REM: la fermeture du tunnel Mont-Royal repoussée

MONTRÉAL — La facture du Réseau express métropolitain (REM) grimpera de 230 millions $, à 6,5 milliards $, à la suite d’une entente avec le consortium responsable de la construction du projet qui se traduira notamment par le report, au 30 mars 2020, de la fermeture du tunnel Mont-Royal.

Par voie de communiqué, mardi, CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a indiqué que ce report sera «sans impact sur la durée totale de fermeture du tunnel» et l’échéancier global.

Initialement, en raison des importants travaux entourant la réfection du tunnel passant sous le mont Royal, les trains d’Exo qui assurent le service des lignes de Deux-Montagnes et de Mascouche n’allaient plus pouvoir emprunter ce passage dès le 6 janvier. Pendant environ quatre ans, le trajet quotidien de plusieurs milliers d’usagers sera beaucoup plus long qu’à l’habitude.

Parmi les mesures d’atténuation, on proposait des navettes pour diriger les passagers vers le métro de Montréal.

CDPQ Infra a affirmé qu’en repoussant la fermeture du tunnel jusqu’à la fin du mois de mars, il sera possible de «soustraire un hiver à la période de déploiement des mesures d’atténuation de transport public».

Pour les usagers de la ligne Deux-Montagnes, CDPQ Infra a fait savoir qu’elle assumera la facture de leur titre de transport pour le mois de janvier en plus d’assumer un rabais pouvant atteindre 30 % sur les titres mensuels «Train» et «Tram» pour la période de janvier à mars.

Les sommes supplémentaires seront versées au consortium NouvLR uniquement si certains «jalons d’exécution», qui n’ont pas été précisés, sont atteints.

Malgré une facture plus salée pour le REM, la filiale du bas de laine des Québécois a réitéré qu’elle visait un rendement, lorsque le projet sera réalisé, qui oscillera dans une fourchette allant de 8 % à 9 %.

Le REM propose un circuit de train électrique de 67 kilomètres reliant tant la Rive-Sud que la Rive-Nord jusqu’à Deux-Montagnes en passant par Laval, de même que l’aéroport Trudeau et l’Ouest de l’île de Montréal jusqu’à Sainte-Anne-de-Bellevue. Sa mise en service se fera progressivement jusqu’en 2024.