Féminicides: des marches pour honorer les victimes de violence conjugale

MONTRÉAL — Plusieurs événements ont lieu partout au Québec à l’approche de la fête de Pâques pour honorer la mémoire des femmes qui sont récemment décédées dans la province des suites d’agressions conjugales.

L’Assemblée des évêques catholiques du Québec invite les églises de la province à sonner leurs cloches mercredi pour se souvenir des sept femmes qui auraient été tuées par leurs partenaires depuis le début de l’année.

Des refuges pour femmes invitent les citoyens à se rassembler à travers le Québec pour des marches de protestation vendredi en soutien aux victimes de violence conjugale et à faire pression sur le gouvernement pour qu’il investisse davantage dans les services aux victimes de violence conjugale.

Et samedi, la famille de Rebekah Harry, 29 ans, décédée le 23 mars des suites de blessures résultant d’une attaque présumée de son conjoint, organise une marche à Montréal pour honorer sa mémoire.

Mardi, la sœur d’une Québécoise retrouvée morte dans un village éloigné du nord de la province la semaine dernière a déclaré que Kataluk Paningayak-Naluiyuk, 43 ans, était la plus récente victime de violence conjugale dans la province.

La police a indiqué qu’elle attendait les résultats de l’autopsie avant de divulguer plus d’informations.

Sabrina Di Matteo, membre du conseil Église et société de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, dit que le moment est venu de faire un geste symbolique et de faire sonner les cloches des églises.

«Il y a actuellement beaucoup de pression, sociale et politique», a déclaré Mme Di Matteo dans une entrevue, mardi. «Sept féminicides en sept semaines, cela nous a profondément secoués.»

Le frère de Mme Harry, Teddy Frenette, a lu les noms de sept femmes qui auraient été tuées cette année par leur partenaire, lors d’une conférence de presse lundi.

«Aucun homme ne devrait jamais lever la main sur une femme», a déclaré M. Frenette. «Nous entendons les histoires, mais nous choisissons de fermer les yeux et nous pensons que cela ne peut jamais nous arriver, ne peut jamais arriver à notre mère, ne peut jamais arriver à notre sœur ou à notre amie.»

Brandon McIntyre, 32 ans, a été accusé lundi de meurtre au deuxième degré en lien avec la mort de Rebekah Harry.

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