Féminicides:toutes les places nécessaires «dans les prochaines semaines», dit Legault

MONTRÉAL — François Legault affirme qu’il prendra en main le dossier des femmes victimes de violence conjugale.

Dans une entrevue au bulletin national de Noovo — enregistrée vendredi et diffusée lundi —, le premier ministre déclare qu’il s’«occupera personnellement» du dossier avec la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Sept féminicides sont survenus au cours des sept dernières semaines au Québec, et les maisons d’hébergement dénoncent un manque criant de ressources qui avait cours avant même la pandémie.

Dans l’entrevue, M. Legault promet «dans les prochaines semaines» des places pour toutes les femmes qui s’inquiètent pour leur sécurité physique. 

«S’il manque d’argent, on va en ajouter», affirme-t-il.

La veille de l’entrevue à Noovo, Québec annonçait dans son budget 22 millions $ sur cinq ans pour le réseau des maisons qui accueillent des femmes victimes de violence à la recherche d’un hébergement temporaire. Cela donne 4,5 millions $ par an à répartir entre une centaine de maisons.

M. Legault soutient que les sommes de 120 millions $ d’un plan d’action présenté par son gouvernement il y a un an ne «se sont pas rendues jusqu’en bas» pour créer des places.

«Je ne suis pas content. Là ce que j’ai décidé de faire, avec la vice-première ministre Geneviève Guilbault, c’est que je vais prendre le dossier en main. Parce qu’on se renvoie la balle», dit M. Legault.

«On va créer les places qui sont nécessaires pour accueillir les femmes (dans les prochaines semaines). Je vous garantis qu’il n’y aura aucun problème de financement.»

M. Legault dit aussi qu’il y a des fonds dans le plan d’action pour les listes d’attente pour les services d’aide aux hommes violents. Le temps d’attente serait de trois mois dans certains cas.

«C’est ben effrayant, j’accepte pas ça. C’est dans le plan d’action», dit M. Legault, montrant du doigt la lourdeur administrative.

«C’est une grosse machine le gouvernement du Québec», dit le premier ministre, évoquant les dossiers de l’ajout de préposés aux bénéficiaires et de l’internet haute vitesse. «Des fois, je suis obligé de prendre le dossier, et de dire c’est fini la chicane. « C’est pas moi, c’est le CIUSSS, c’est pas moi, c’est l’organisme… »»

Aussi, M. Legault a dit vouloir lancer un appel à «tous les Québécois qui sont au courant de personnes qui ont des problèmes de violence».

Le premier ministre dit qu’il s’assurera d’une ligne téléphonique pour des signalements dans les prochaines semaines, en lien avec les corps policiers.

«Il faut qu’il y ait des lignes de disponibles. (…) J’aime pas une société qui dénonce, mais là, ça pu de bon sens.»

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