Festivals: 87 % des Québécois préféreraient pouvoir y assister en personne

MONTRÉAL — Les festivaliers de la province préfèrent de loin la formule en personne. Un sondage publié vendredi par Événements Attractions Québec démontre que 87 % d’entre eux préféreraient vivre une expérience en direct plutôt qu’à travers un écran. 

De ce nombre, 55 % des répondants ont l’intention d’assister à un festival seulement s’il y a une possibilité d’y aller en personne. Et 32 % seraient favorables à une offre hybride. 

À l’inverse, seulement 4 % des répondants ont l’intention de participer à un festival uniquement de façon virtuelle en 2021. 

Plus de 1000 Québécois âgés de plus de 18 ans ont répondu au sondage en ligne entre les 12 et 16 février.

Ce coup de sonde a aussi permis de révéler que 77 % des consommateurs seraient prêts à payer en moyenne 15 $ pour un rendez-vous virtuel. 

Selon le directeur général d’Événements Attractions Québec, François-G Chevrier, cela démontre que la formule numérique est temporaire. 

«Les consommateurs sont prêts à débourser ce montant en attendant, mais ce n’est pas ce qu’ils ont envie d’acheter», a-t-il souligné en entrevue téléphonique. 

Il explique que la formule virtuelle est une belle vitrine, mais qu’elle n’est pas comparable à l’expérience sur place, sur un site d’événements ou dans un concert. 

Puisque l’ambiance fait aussi partie intégrante d’un festival, «sentir l’énergie d’une foule, partager l’ambiance festive, vivre une connexion avec les autres, ça ne se remplace pas!»

Le directeur général explique que tout comme la plupart des personnes sondées, le premier choix des membres de son organisme serait «de faire vivre des expériences aux gens». 

Ses membres sont toutefois conscients que ce ne sera peut-être pas possible. D’ailleurs, 65 % d’entre eux s’apprêtent à offrir du contenu virtuel.

Plan de match demandé

L’organisme à but non lucratif que gère M. Chevrier regroupe 450 événements et attractions, dont 250 festivals. Parmi ses membres on compte notamment le Piknic Électronik, le Festival de Musique du Bout du Monde (Gaspé), Les Fêtes de la Nouvelle-France et le Carnaval de Québec. 

L’OBNL demande au gouvernement de s’engager à avancer un calendrier ou à donner des directives claires pour que les organisateurs de festivals puissent mieux prévoir leurs événements. 

«On sent une certaine nervosité, une impatience (de la part de nos membres) pour que ces plans-là débouchent.» 

Il ajoute que plusieurs promoteurs explorent déjà plusieurs scénarios sans savoir sur quelle base faire leurs calculs, dépendamment du nombre de personnes qu’il sera permis d’accueillir ou pas, à l’intérieur ou à l’extérieur. 

Il est d’avis qu’il est encore possible d’organiser un événement rapidement. En revanche le temps presse car il faut environ huit semaines pour préparer les ententes avec les partenaires et gérer la logistique, par exemple. Ce qui voudrait dire qu’en prévision d’un rendez-vous qui aurait lieu en juin, il faudrait commencer à se préparer en avril. 

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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