Festivals de l’été: les organisateurs veulent une réponse d’ici à la mi-avril

QUÉBEC — La tenue ou non des grands festivals l’été prochain dépendra de l’avancement de la campagne de vaccination, ont laissé entendre les autorités jeudi. 

De leur côté, les représentants de ces grands événements veulent pouvoir négocier rapidement avec la Santé publique: après la mi-avril, il sera trop tard pour monter une programmation. Ils suggèrent que les rassemblements de 5000 personnes devraient être permis. 

En conférence de presse jeudi à Montréal, le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, a dit qu’il était encore prématuré de donner le feu vert aux grandes manifestations culturelles de l’été. 

«Il faut y penser maintenant, bien entendu», a-t-il admis, reconnaissant ainsi que ces grands festivals sont planifiés très à l’avance. 

«L’élément le plus crucial sera la proportion de gens vaccinés. (…) Ça va dépendre de l’épidémiologie. Est-ce qu’on aura une baisse comme l’été dernier ou est-ce qu’on sera dans une autre vague?»

Il a toutefois ajouté qu’il allait «tout faire» pour permettre aux gens de profiter de l’été. 

Comme en France

Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) réclame justement de pouvoir négocier avec les autorités. 

Selon l’organisme, il devrait être possible de planifier des festivités avec une capacité maximale de 5000 personnes, comme en France, puisque les promoteurs ont une capacité de faire respecter les normes, de fournir un encadrement, une surveillance, etc.

«Si en France, on en vient à la conclusion que quand la distance est respectée, quand le port du masque est maintenu, quand les sièges sont distanciés, c’est faisable, est-ce qu’on va en venir à cette réponse ici? a demandé le pdg du RÉMI, Martin Roy, en entrevue téléphonique. Ce qui bon pour pitou est bon pour minou.»

Le compte à rebours est commencé toutefois. Les organisateurs doivent recevoir des réponses d’ici à la mi-avril. 

«On comprend qu’ils ont d’autres chats à fouetter, mais on ne peut pas attendre au mois de juin pour discuter de ce qu’on pourra faire au mois de juillet.»

M. Roy met en garde les autorités contre une éventuelle annulation des festivals ou des mesures trop sévères: cela pourrait ouvrir la porte à des rassemblements clandestins.  

«Les gens vont avoir besoin d’un exutoire et vont organiser des fêtes illégales», a-t-il conclu.

En matinée, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a laissé entendre que ce n’est pas encore le moment de planifier ses vacances en fonction des festivals. 

«La décision n’est pas prise. On est en conversation avec la Santé publique pour voir si on pourrait avoir la tenue de festivals et d’événements au cours de l’été.»

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