Fibrillation auriculaire: les deux méthodes de traitement se valent

MONTRÉAL – Les deux interventions chirurgicales utilisées pour soigner la fibrillation auriculaire sont essentiellement équivalentes en termes d’efficacité et d’effets secondaires, selon une nouvelle étude.

La fibrillation auriculaire est une forme très courante d’arythmie cardiaque qui touche près de 35 millions de personnes à travers le monde.

Une technique utilise de la chaleur et l’autre un ballonnet qui génère un froid intense pour détruire les cellules des veines pulmonaires qui émettent un signal électrique désynchronisé avec le reste du coeur.

L’essai mené auprès de 769 patients dans huit pays européens a permis de constater que les deux interventions sont comparables. Ainsi, 12 mois après l’intervention, 64 pour cent des patients opérés avec la chaleur et 65 pour cent de ceux opérés avec le froid présentaient de nouveau un rythme cardiaque irrégulier, devaient prendre de la médication en lien avec le problème ou avaient eu besoin d’une nouvelle intervention.

De plus, toujours 12 mois après l’intervention, 87 pour cent des patients opérés avec la chaleur et 89 pour cent de ceux opérés avec le froid étaient toujours en vie, n’avaient pas subi d’accident vasculaire cérébral et n’avaient pas été victimes d’effets secondaires néfastes importants associés à la chirurgie.

Toutefois, 2,7 pour cent des patients opérés avec le froid ont subi un dommage au nerf phrénique, ce qui peut nuire au fonctionnement du diaphragme, contre 0 pour cent pour les autres. Ce problème s’était résorbé au bout d’un an, sauf pour un patient.

L’étude randomisée FIRE AND ICE avait été partiellement financée par Medtronic, l’entreprise qui fabrique le ballonnet utilisé pour la technique du froid intense. Les conclusions ont été présentées lors d’un congrès scientifique du Collège américain de cardiologie.