Fin de la grève à la mine Raglan: les syndiqués ratifient l’entente de principe

MONTRÉAL — Les employés de la mine Raglan, membres du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, ont appuyé l’entente de principe conclue le mois dernier au cours d’un processus de vote qui a pris fin jeudi. 

Les employés de production et d’entretien ont ratifié dans une proportion de 60,7 % leur nouveau contrat de travail, a indiqué le Syndicat des Métallos dans un communiqué. 

La nouvelle convention collective d’une durée de cinq ans prévoit des hausses salariales de 6,8 % la première année, 3,5 % pour les deux années suivantes et 3 % pour chacune des deux dernières années. 

De plus, la journée de vol vers la mine, qui est située au Nunavik, sera désormais rémunérée avec un montant forfaitaire équivalent à six heures de travail. Cette décision vient résoudre un grief datant de trois ans, avec rétroactivité, affirme le syndicat.

Le recours à la sous-traitance, qui était un des enjeux de la négociation, bénéficiera désormais d’un mécanisme assurant une plus grande transparence. Une vingtaine de postes habituellement comblés par des sous-traitants le seront désormais par des travailleurs syndiqués, indique-t-on. 

Parmi les autres ajouts, le syndicat note une bonification de l’assurance collective et des prestations d’assurance maladie de courte durée. Une quatrième semaine de vacances sera offerte après 16 ans de service. 

La mine, qui exploite le nickel dans le nord du Québec, fonctionne par navettage pour ses 630 travailleurs. 

Ces derniers avaient voté au printemps dernier à 97,5 % en faveur d’une grève, qui a été déclenchée le 27 mai. 

«On a fait la grève pour la première fois et les membres se sont tenus debout. Cela fait maintenant partie d’options que nous avons pour nous faire respecter et obtenir de meilleures conditions de travail», a souligné le président de la section locale 9449 du Syndicat des Métallos, Éric Savard, dans un communiqué. 

La reprise normale des activités et le retour des employés syndiqués au site minier sont prévus le 12 septembre, a précisé de son côté l’employeur, la multinationale Glencore. 

«Nous saluons la ratification de cette nouvelle entente collective. Nous sommes prêts à tourner la page sur les derniers mois afin d’œuvrer conjointement à l’atteinte de nos objectifs, tout en continuant à prioriser la sécurité de tous», a soutenu Pierre Barrette, vice-président de Mine Raglan, dans un communiqué. 

M. Barrette a ajouté que la mine travaille depuis 25 ans de concert avec ses équipes et ses partenaires inuits et souhaite que la reprise des opérations marque le début de 25 prochaines années. 

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