Fin du confinement obligatoire de la communauté juive Tosh de Boisbriand

MONTRÉAL — Le confinement obligatoire des résidants d’un secteur de la ville de Boisbriand où vit la communauté juive ultraorthodoxe Tosh — ayant vécu une éclosion de cas de COVID-19 — a été levé mardi.

Ce confinement obligatoire avait été imposé le 29 mars dernier vu le grand nombre de cas de COVID-19 qui avaient été recensés dans cette communauté d’environ 4000 personnes.

Il y en avait eu 22 fois plus que dans l’ensemble de la municipalité régionale de comté (MRC) Thérèse-De Blainville, a précisé mardi le cabinet de la mairesse Marlene Cordato.

Le barrage policier ayant été installé autour du secteur était donc en cours de démantèlement mardi midi.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a signé lundi un arrêté ministériel abrogeant à partir de mardi les mesures de confinement imposées à ce secteur.

Selon la Ville de Boisbriand, malgré le grand nombre de cas diagnostiqués de la COVID-19 dans la communauté Tosh, il n’y a eu aucune hospitalisation de ses membres ni décès.

Puisque le secteur est maintenant déconfiné, les résidants pourront désormais sortir du périmètre imposé par les mesures de santé publique. Ces dernières semaines, ils ne pouvaient le quitter que «pour des fins humanitaires ou pour obtenir les soins ou les services requis par leur état de santé».

Ils sont maintenant soumis aux mêmes mesures de protection sanitaire que les autres Québécois.

La Santé publique a jugé qu’il n’y a désormais pas plus de risque à cet endroit qu’ailleurs, a précisé la Ville de Boisbriand.

«Une baisse du nombre de cas de COVID a été remarquée dans le secteur visé par l’ancien confinement depuis plusieurs jours et ceci fait en sorte que ce secteur précis de la ville de Boisbriand se compare désormais davantage à la MRC Thérèse-De Blainville, ce qui explique la levée du confinement», a fait savoir par courriel le CISSS des Laurentides.

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