Financement des partis: le PLQ termine 2015 avec un surplus de 5,7 millions $

QUÉBEC – Le Parti libéral du Québec (PLQ) a terminé l’année 2015 avec un surplus de près de 5,7 millions $, en grande partie grâce à la vente de son siège social à Montréal.

Le tout dernier rapport du Directeur général des élections (DGEQ), remis mardi, révèle que l’État finance maintenant les partis presque à 75 pour cent et que les libéraux sont largement en avance sur leurs adversaires en matière de financement.

En comparaison, l’opposition officielle, le Parti québécois, a terminé 2015, année de course à la direction, avec un maigre surplus de 35 367 $. Même la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire ont fait mieux, avec respectivement 413 477 $ et 183 747 $ en excédent.

Toutefois, le PLQ a été largement favorisé par la vente de son quartier général, rue Waverly à Montréal, qui lui a rapporté un gain de près de 4,3 millions $. Ses revenus ont atteint près de 10,4 millions $ au total, pour des dépenses de 4,7 millions $.

Les contributions des électeurs aux partis ont diminué autant en nombre de donateurs (moins 12,1 pour cent) qu’en valeur (moins 16,6 pour cent) par rapport à 2013, année de comparaison plus juste que 2014, qui était une année électorale.

Parmi les partis représentés à l’Assemblée nationale, c’est encore le Parti libéral qui finit premier, avec des contributions de 932 409 $, mieux même qu’en 2013 (920 882 $), contrairement à toutes les autres formations. Le PQ a amassé 739 607 $, soit bien moins qu’en 2013 (1,1 million $).

La CAQ a récolté 130 900 $, comparativement à 163 509 $ en 2013. Quant à Québec solidaire, il a récolté près de 240 000 $, par rapport à 273 000 $ en 2013.

Rappelons que depuis décembre 2012, la loi électorale a réduit de 1000 $ à 100 $ le plafond des contributions qui peuvent être versées par un même électeur, au cours d’une même année, à chaque entité autorisée.

Cela complique la tâche des partis, qui ont déjà récolté presque 18 millions $ en 2008 _ une année électorale toutefois _ alors que le plafond était de 3000 $ par électeur.

C’est l’État qui reste la source principale de financement des formations politiques, à hauteur de 72 pour cent, si on exclut le gain provenant de la vente de l’immeuble des libéraux. Et la part de l’État va toujours en augmentant depuis 2009.

Québec a versé au total 10,96 millions $ en 2015, alors que les partis ont récolté au total 8,5 millions $. Cela reste tout de même bien moins élevé qu’en 2014, année électorale: l’État avait alors accordé 25 millions $ aux partis, qui avaient pour leur part recueilli 7,5 millions $.

Enfin, quant au bilan — le solde des avoirs d’un parti par rapport à ses dettes —, le PLQ et QS s’en tirent de façon favorable, respectivement avec 7 millions $ et 860 000 $, tandis que le PQ et la CAQ doivent écrire à l’encre rouge, avec des passifs de 1,1 million $ et 146 000 $ pour l’un et l’autre.

Fait à souligner, le DGEQ a aussi publié le sommaire de la campagne à la direction du Parti québécois de 2015. Tous les candidats ont atteint pratiquement l’équilibre budgétaire à l’exception d’un seul, celui qui a été élu, Pierre Karl Péladeau, qui a dépensé 117 778 $ de plus que ce qu’il a récolté, soit 550 299 $.