Frais de crédit imposés pendant la crise de la COVID-19: QS fustige les banques

MONTRÉAL — Québec solidaire (QS) accuse les institutions financières de profiter de la misère des gens pendant la crise de la COVID-19 en imposant des frais d’intérêt sur les cartes de crédit qui servent de plus en plus à payer l’épicerie et les factures.

Le porte-parole de Québec solidaire en matière de justice fiscale, le député Vincent Marissal, réclame que les institutions soient contraintes d’annuler les intérêts chargés sur les cartes de crédit, les découverts et les autres produits de prêts pour la période en cours, un congé renouvelable tant que la crise sanitaire perdurera.

Le député veut aussi que les institutions accordent un congé de frais de service à leurs clients jusqu’à la fin des mesures sanitaires. Puisque l’argent comptant est moins accepté qu’à l’habitude dans les magasins, les clients sont forcés de faire plus de transactions avec leurs cartes et de souscrire à des forfaits qui coûtent plus cher.

La baisse des taux d’intérêt annoncée par le Mouvement Desjardins est insuffisante, selon le député de Rosemont, qui constate d’autre part que les grandes banques canadiennes continuent d’accumuler des intérêts allant jusqu’à 30 % sur les soldes impayés.

Il affirme que la seule mesure annoncée par les banques, le report des paiements hypothécaires, leur permet d’accumuler plus d’intérêt sur le solde.

Vincent Marissal soutient que les institutions financières font des profits record grâce à leurs clients, mais alors que ceux-ci ont besoin d’aide, elles jouent aux abonnés absents. Si les banquiers sont incapables de faire preuve de compassion, les gouvernements devraient leur serrer la vis, à son avis.

Le député de Québec solidaire a calculé qu’en 2019, les six grandes banques canadiennes ont empoché un bénéfice de 45 milliards $.

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