François Legault a «peur» de débattre d’environnement, selon Québec solidaire

QUÉBEC — Si le chef caquiste François Legault refuse de débattre d’environnement, c’est qu’il n’y connaît rien et qu’il a peur, juge le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. 

Il a décoché cette flèche en point de presse mardi, après que M. Legault eut refusé de participer à un débat des chefs sur la crise climatique lors de la prochaine campagne électorale.

La veille, le Parti libéral du Québec, Québec solidaire et le Parti québécois s’étaient, eux, empressés d’accepter l’invitation du collectif «Vire au vert» de tenir un tel débat.

Selon M. Nadeau-Dubois, le premier ministre Legault présente un bilan «exécrable» en environnement. «François Legault n’est pas capable de parler d’environnement pendant plus que cinq minutes», a-t-il raillé.

«Il ne connaît pas ça, ça ne l’intéresse pas et c’est pour ça qu’il refuse d’en débattre. (…) Il a échoué sur toute la ligne, et s’il refuse d’en débattre, c’est qu’il a peur de défendre son échec.»

Le premier ministre a plus tard défendu son choix, en disant qu’il allait de toute façon croiser le fer avec les autres chefs lors des traditionnels débats à Radio-Canada et TVA qui couvrent de multiples sujets.

«C’est important, deux débats, a-t-il dit. (M. Nadeau-Dubois) pourra poser toutes les questions, on pourra débattre. Le reste du temps, qu’est ce qu’on va faire? On va être sur le terrain.»

M. Legault en a profité pour vanter son bilan. Il s’est dit fier du développement de la ligne bleue, à Montréal, de l’entente survenue entre Hydro-Québec et New York, et de l’achat d’autobus électriques. 

«M. le Président, on est en train de bâtir la filière batteries, a-t-il ajouté. Québec solidaire est contre ça, même si ça respecte les normes européennes. (…) Québec solidaire, c’est un parti irréaliste.»

Sautant dans la mêlée, la cheffe libérale Dominique Anglade a elle aussi déploré le refus du premier ministre de participer à un débat de fond sur la crise climatique.

«Il a peur de débattre de son bilan environnemental parce qu’il n’en a pas. Puis il n’a surtout pas de vision par rapport à la question environnementale, pas de vision par rapport à la crise climatique. Il n’a rien proposé. 

«Il nous a dit: « Dans le fond, on fait ce qu’on peut, on ne peut pas aller plus loin ». C’est la résignation en matière environnementale», a-t-elle déclaré en point de presse à l’Assemblée nationale.

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