Fraude et abus de confiance à Ottawa: trois agents de police arrêtés par la GRC

OTTAWA — Trois agents du Service de police d’Ottawa (SPO) et quatre résidents de la ville ont été arrêtés pour leur présumée participation à un stratagème d’abus de confiance, de fraude et de vol.

L’un des policiers aurait même fourni un accès non autorisé aux bases de données policières confidentielles.

Tous les suspects ont été interrogés par des enquêteurs. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) précise que trois d’entre eux, dont un policier, demeurent détenus en attendant la suite des procédures judiciaires entreprises contre eux.

La GRC explique qu’une enquête criminelle entreprise en juillet dernier en collaboration avec le SPO a permis de cibler des employés du corps policier qui auraient agi de concert avec des exploitants particuliers de l’industrie des dépanneuses de la région d’Ottawa et fourni de l’information sur les accidents de véhicules contre rémunération.

Les enquêteurs de la GRC disent avoir découvert des preuves d’autres infractions criminelles à mesure que leur enquête avançait.

L’un des membres du Service de police d’Ottawa qui a été arrêté est l’agent Hussein Assaad, 44 ans, il demeure détenu. Il fait face à une kyrielle de chefs d’accusation: abus de confiance, commissions secrètes, entrave à la justice, d’avoir fourni un accès non autorisé aux bases de données policières confidentielles et de complot en vue de commettre une introduction par effraction et un vol.

Les agents Kevin Putinski, 32 ans, et Andrew Chronopoulos, 38 ans, sont quant à eux soupçonnés d’abus de confiance et de commissions secrètes. L’agent Putinski est aussi accusé de fraude de moins de 5000 $.

Les autres personnes inculpées sont Jason Ishraki, 33 ans; Veronika Ishraki, 56 ans, et Marwan Sablani, 49 ans. Elles font face à des accusations semblables. 

À l’instar de l’agent Assaad, Jason Ishraki et Marwan Sablani sont aussi détenus en attendant leur enquête sur cautionnement. Kevin Putinski, Andrew Chronopoulos et Veronika Ishraki ont été libérés sur engagement et comparaîtront devant la Cour d’Ottawa à une date ultérieure.

La GRC mentionne que des mandats de perquisition ont été obtenus pour cinq résidences d’Ottawa, ainsi que pour une zone étroitement définie d’un lieu de travail du SPO.

Le chef de la Police d’Ottawa, Peter Sloly, affirme que les accusations criminelles sont très graves. Il assure que les allégations ne reflètent pas l’intégrité des membres individuels du SPO.

La GRC ajoute que l’enquête sur cette affaire se poursuit.